Publié le 26 Aug 2014 - 04:27
MALICK NDIAYE

Elucubrations d'un pseudo intellectuel en mal de reconnaissance

 

Dans son livre pompeusement intitulé  "Sénégal : où va la République ?", et au mépris des valeurs qui fondent l'harmonie et la cohésion nationales, Malick Ndiaye se pare d'un faux masque d'intellectuel pour s'arroger subitement un rôle de redresseur de torts, un Robin des bois des temps modernes. En réalité, derrière son masque emprunté, Malick Ndiaye qui s'acharne  indûment sur le Président Macky SALL et sa famille, sous le fallacieux prétexte de dénoncer de prétendues dérives du régime de la deuxième alternance politique du Sénégal, cache mal son vrai visage de Tartuffe, personnage d'une célèbre pièce théâtrale de Molière.

L'exercice est vain pour convaincre et les affabulations de M. Ndiaye cousues de toutes pièces pour être crédibles.(…)

Au demeurant, nul ne se proclame intellectuel ainsi que le claironne urbi et orbi ce personnage  en mal d'inspiration. L'intellectuel se forge par la rigueur dans la saisie et l'analyse des faits, la cohérence dans la pensée et la mesure dans les propos.

Or, Malick Ndiaye, parce qu'il est animé d'une intention aveugle et manifeste de nuire, s'est affranchi de tous les paramètres qui guident et encadrent l'esprit critique propre à un intellectuel digne de ce nom.

Thuriféraire inconstant, de Senghor à Diouf, de Wade à Macky Sall, M. Ndiaye brûle aujourd'hui ce qu'il a adulé et adoré hier. Il se compromet dans la réclame facile et les manœuvres de bas étage.(...)
Le clan Wade, que vous prétendez défendre aujourd'hui est celui là même que vous avez voué aux gémonies il n'y a guère longtemps au sein du M23.

Mais détrompez-vous, M. Ndiaye ! Le Président Macky Sall est totalement indemne des maux dont vous l'accusez si injustement.

Contrairement à vos allégations grossières et sans fondement, sa gouvernance ne relève en rien d'un esprit ethniciste ou clanique. Vous prenez vos désirs pour la réalité en empruntant des raccourcis aussi simplistes et dangereux que les fâcheuses déductions que vous en faites. La patronymie  au Sénégal est autrement plus complexe que le corset étroit dans lequel vous voulez l'enfermer par votre petite arithmétique . C'est un comble pour le sociologue que vous prétendez être de ne pouvoir, ou de refuser d'en saisir les nuances. Il est vrai qu'on ne peut pas vous en tenir rigueur car l'esprit est à l'image d'un parachute. Il n'est utile que quand il est ouvert. Or, en cherchant à imposer comme vraies vos idées subjectivement préconçues, vous avez fermé les portes de votre esprit.

Au Sénégal, ce n'est pas parce qu'un tel porte tel ou tel patronyme qu'on doit le catégoriser dans telle ou telle ethnie.

Fort heureusement, Dieu merci, la Nation sénégalaise, par sa belle harmonie dans la diversité, est au dessus de vos supputations.Tout comme il y a des Ndour, des Sarr, des Dione, des Ba et des Kane lebou ou wolof (eh oui, n'en déplaise à votre étroitesse d'esprit ) il y a des haalpulaar pure souche répondant aux patronymes de Sarr, Ngom, Diouf, Gaye, Ndiaye, Touré, Keita, Fall, Seck, entre autres. Voilà ce qui fonde ce commun vouloir de vie commune qui fait la fortune et le bonheur du peuple sénégalais. Senghor, parce qu'il était un vrai intellectuel sensible aux nuances qui font la diversité, se plaisait à rappeler son métissage socio culturel jusqu'à y trouver "une goute de sang portugais", en plus de revendiquer son héritage peul de par sa lignée maternelle.  Tandis que vous, en avocat du diable, vous cherchez des communautarismes là où il n'y en a pas en ignorant ou en feignant d'ignorer le fait social sénégalais.

Non, Monsieur Ndiaye, le Président Sall n'est l'homme ni d'un clan, ni d'une ethnie. Seule votre imagination  vous permet de le dire.

Au lieu de vous complaire dans votre paresse intellectuelle, vous auriez dû au moins replacer le Président SALL dans son Sine natal, son "Royaume d'enfance" où il a grandi, fait ses humanités et fondé son foyer avec une serere bon teint. Vous auriez dû revisiter la liste de ses compagnons d'enfance, d'école et d'infortune, lorsqu'il a été injustement banni au nom d'un projet de dévolution monarchique du pouvoir. Ils se comptent par milliers dans toutes les couches socio culturelles que compte le Sénégal. Et que faites vous des haalpulaar qui, parce que ne partageant pas le même bord politique que le Président, figurent parmi ceux qui animent les rangs de l'opposition ? Vous aurez beau chercher, vous ne trouverez nulle trace de particularisme ethniciste ou clanique dans la trajectoire de ce Président qui porte comme un marqueur indélébile la diversité socio culturelle sénégalaise.

Non, Monsieur Ndiaye, Macky Sall n'est ni imbu de sa personne ni un assoiffé de pouvoir. Vous ignorez volontairement que quand il a décidé de quitter le PDS, il a eu le courage, rare sous nos cieux, et vous en savez quelque chose, de se défaire de tous ses mandats acquis au nom de ce parti, y compris celui de Maire de Fatick, pour créer sa propre formation politique et repartir à la conquête du suffrage de ses concitoyens, dans les bourgades les  plus reculées du pays et au sein de la diaspora.  C'est cela l'adhésion au principe même de la démocratie : "le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple", selon la formule heureuse d'Abraham Lincoln. Il en est de même des membres de sa famille que vous dénigrez à tort. Aucun d'eux n'a trouvé refuge auprès du Président pour se faire élire.

Au contraire, tous ont eu le courage et pris le risque de solliciter le mandat de leurs compatriotes à travers un vote libre et transparent, seule source de légitimité en République et gouvernance locale. Au demeurant, aucun d'eux n'a agi en solitaire. Ils ont tous été accompagnés et soutenus par des hommes et des femmes de même dignité qu'eux pour conquérir le suffrage des électeurs. Ne voir dans leur victoire que la main providentielle du Président, après tant d'efforts de leur part et de leurs alliés et le vote de citoyens libres, c'est faire injure au mérite de ces élus et à la volonté librement exprimée des citoyens. C'est fouler aux pieds la liberté d'expression de ce peuple dont la tradition électorale remonte à l'époque coloniale.

Tout le contraire de vos nouveaux amis, Wade pères et fils, qui, en 2009, ont écarté de la course à la Mairie de Dakar Pape Diop, leur "frère" de parti, alors sacrifié, comme tant d'autres avant lui, sur l'autel maléfique d'un projet de succession dynastique dont l'ultime étape devait être la Présidence de la République. Vous même Monsieur Ndiaye, qui semblez  si sûr de votre affaire, que diantre n'allez vous pas vous soumettre au test des urnes au lieu de vous abriter paresseusement derrière le confort d'un intellectualisme de mauvais aloi ? Assurément, vous ne le ferez pas. Car vous n'avez ni courage ni programme.

Mais la voie sur laquelle vous vous embarquez est sans issue. (…)Heureusement que les Sénégalais ne sont ni dupes ni amnésiques. Et ils savent, qu'aujourd'hui comme hier, c'est l'idiotie des hommes qui fait leurs malheurs. Vous vous bercez d'illusions. Car la trompette que vous embouchez ,  Wade et quelques uns de ses affidés vous y avaient imprudemment précédé dans l'entre deux tours de la présidentielle de 2012, quand ils ont taxé le candidat Macky Sall de tous les péchés d'Israel, y compris l'ethnicisme. Wade, votre mentor d'aujourd'hui, est allé jusqu'à publiquement menacer de suspendre ses projets pour Matam si les électeurs matamois venaient à lui refuser leurs suffrages. On sait quelle réponse cinglante les Sénégalais, à plus de 65% des voix, ont apporté à cette turpitude d'un autre âge au soir du 25 mars 2012. Passez donc votre chemin Monsieur Ndiaye. Le disque que vous tentez vainement de jouer aujourd'hui est déjà rayé et rangé aux oubliettes par la volonté du peuple souverain.

La vertu et l'éthique que vous clamez de manière si outrancière, vous auriez dû d'abord vous l'appliquer. Investi de la confiance du Président Macky Sall, qui vous a nommé au poste de Ministre Conseiller, vous l'avez côtoyé et salué, vous lui avez souri, vous avez affiché devant lui un masque de loyauté pendant des mois alors que vous prépariez en même temps contre lui et sa famille, une inquisition ignoble et sans fondement. Cela s'appelle fourberie et trahison ; attitude aussi indigne de quelqu'un qui se prétend intellectuel. Car le propre d'un intellectuel, ce qui fait sa dignité et son honneur, c'est le courage de ses idées et de son action.

Vous, vous avez choisi l'attaque en embuscade, la charge par derrière.(…) Quand on est membre d'un Cabinet, n'importe lequel, a fortiori à ce niveau de responsabilité, il y a une règle déontologique universelle qui gouverne les convenances : ou on est en accord avec ce qui s'y fait et on reste-surtout qu'on a la latitude d'exprimer librement ses opinons en interne- ou alors on n'est pas d'accord et on démissionne. Vous n'avez fait ni l'un ni l'autre. Contrairement à vos affirmations gratuites, vous n'avez pas démissionné de votre propre gré. Vous avez été démis de vos fonctions alors que vous auriez voulu continuer à briller sous les ors de la République, à bénéficier des privilèges attachés à votre statut. (…)

 

Mouhamadou El Bachir Diack, Conseiller des Affaires étrangères, Responsable politique APR à Dagana

 

 

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