Publié le 25 Apr 2026 - 08:13
JOJ DAKAR 2026  

Le COJOJ et les hôteliers accordent leurs violons

 

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) Dakar 2026 a rencontré les hôteliers à travers la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique du Sénégal (FOPITS) pour aligner leur service aux exigences de cet événement sportif, le premier organisé en Afrique.

 

L’hébergement et la restauration sont des indicateurs décisifs de la qualité de l’organisation d’une compétition sportive. Pour assurer un séjour à la hauteur des standards internationaux aux différentes délégations attendues au Sénégal lors des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, le Comité d’organisation (COJOJ) a réuni les hôteliers de Dakar pour une séance de coordination, ce mercredi. Cette rencontre a permis aux différentes parties de s’accorder sur les attentes et les responsabilités de chacun.

« Nous avons réuni les hôteliers, ceux qui sont en charge de l'hébergement dans la région de Dakar, pour un atelier d'échange et d'alignement. Il était important que nous nous retrouvions pour examiner ensemble le rôle et la responsabilité de chacun, que nous informions les hôteliers sur la qualité des personnes et le niveau des personnes que nous allons mettre à leur disposition, mais que nous échangions également sur le niveau de service », a indiqué le coordonnateur du COJOJ, Ibrahima Wade.

Cette réunion est la suite d’un processus qui a démarré avec la signature d’une convention tripartite entre le COJOJ, le ministère en charge du tourisme et la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique du Sénégal (FOPITS). Il s’agit au total de 74 établissements hôteliers 3, 4 et 5 étoiles, situés entre Dakar, Diamniadio et Saly, qui sont concernés par ce partenariat. « Cela fait un total de 5200 chambres qui correspondent aux besoins que nous avons pour couvrir l'hébergement de tous ceux que nous attendons et que le COJOJ a la responsabilité d'héberger », a précisé M. Wade.

Il a donné des assurances quant à l’effectivité des paiements des réservations avant le début des Jeux et a indiqué qu’à partir du 4 mai prochain, toute annulation entraînerait des pénalités. « À partir du 4 août, les premiers paiements, pour toutes les chambres qui auront été réservées, 50 % des réservations seront libérées. Nous avons convenu avec le CIO qu’à la première semaine du mois d'octobre, toutes les réservations seront intégralement payées et libérées pour les hôteliers. »

Le coordonnateur du COJOJ a invité les acteurs de l’hôtellerie à faire en sorte que toute personne qui mettra les pieds au Sénégal durant ces Jeux « garde un bon souvenir et ressente l’envie de revenir ».

Mise à niveau des hôtels

À la suite des engagements pris par le coordonnateur du COJOJ, notamment sur les paiements, les hôteliers se disent rassurés. « Je dois dire également, par expérience, que c'est la première fois que nous avons de telles garanties en termes de règlements par rapport à l'hébergement des participants », s’est réjoui le président de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique du Sénégal. Moustapha Kane a assuré que les hôteliers donneront leur « maximum » pour que les délégations soient hébergées dans de « bonnes conditions ». « Nous avons rassuré nos partenaires, le COJOJ et le ministère, que le secteur privé touristique, dans son ensemble, jouera pleinement son rôle. »

M. Kane a mis l’accent sur un point essentiel pour l’atteinte des objectifs : « la mise à niveau des hôtels avant l'événement ». Selon lui, le secteur a besoin d’un « accompagnement pour avoir un hébergement de qualité ». Cela concerne également la formation des ressources humaines, afin qu’elles soient outillées pour assurer un service adapté à cet événement sportif.

Les JOJ 2026, premières joutes olympiques organisées en terre africaine, constituent une aubaine pour l’industrie touristique du Sénégal. Ainsi, le président de la FOPITS espère bien en tirer profit pour relancer le secteur. Selon Moustapha Kane, les établissements hôteliers peinent à atteindre la plénitude de leur capacité d’hébergement. « Sur les plus de 50.000 chambres dont dispose le pays, la moindre occupation tourne autour de 40 %. Il est important aujourd'hui d'aller au-delà. C'est à partir de cet événement, à partir de la promotion autour de cet événement, que nous pouvons capitaliser et renforcer également notre visibilité au niveau international. »

LOUIS GEORGES DIATA

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