Publié le 18 Jul 2014 - 05:43
POLEMIQUE SUR L’ECLAIRAGE PUBLIC

La réponse de la ville de Dakar à la SENELEC

 

Depuis lundi dernier, la SENELEC et la ville de Dakar se renvoient la balle, par presse interposée, à propos de la question de l’éclairage public à Dakar. Mardi, la SENELEC faisait état d’une dette de plus de 10 milliards de F CFA que leur devait la Ville de Dakar. Celle-ci soutient que le paiement des factures de l’éclairage public relève désormais du domaine de l’Etat.

 

Le Directeur général de la SENELEC expliquait mardi dans un communiqué que la décision de ne pas allumer les lampes publiques était due au fait qu’aucune obligation n’a été honorée dans le contrat qui lie la Ville de Dakar à la SENELEC. Cette dernière renseignait que la municipalité de Dakar lui devait plus de 10 milliards de F CFA, une dette consécutive au non-paiement des factures d’éclairage public.

Hier, la Ville de Dakar a tenu à rétablir la ‘’vérité’’. Dans un communiqué parvenu à EnQuête, elle porte à l’attention de l’opinion que L’Etat du Sénégal a décidé, déjà sous le régime du Président Abdoulaye WADE, de se substituer aux collectivités locales, pour prendre en charge les factures relatives à l’éclairage public.  Elle ajoute que cette volonté politique a été confirmée par le régime actuel, dès son arrivée et s’est matérialisée, le 16 novembre 2012, par la signature d’une convention de règlement croisé de dettes entre l’Etat et la SENELEC.

« Dans son article 5, ladite  convention stipule que l’Etat du Sénégal prend en charge la totalité des factures des collectivités locales ». Cet engagement de l’Etat a été notifié au ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, le 24 juillet 2013. D’ailleurs, ajoute la note, le ministre chargé des Collectivités locales avait demandé aux exécutifs locaux de prendre les dispositions appropriées pour la certification des relevés de compte émis par la SENELEC.

Ainsi, les édiles de la capitale restent convaincus qu’il y a anguille sous roche. Pour eux, « les factures d’éclairage public n’étant plus honorées par aucune collectivité locale du Sénégal, il faut se demander pourquoi la SENELEC a décidé de limiter la mesure de suspension de la fourniture d’électricité à la Ville de Dakar ». Fermes sur leur position, les autorités de la ville de Dakar soutiennent que les mesures prises par la SENELEC tendant à priver les populations dakaroises de l’éclairage public ne peuvent en aucun cas entacher l’excellent travail réalisé dans ce secteur par la ville de Dakar en rapport avec l’Agence française de développement.

Seydina Bilal DIALLO

 

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