Publié le 4 Oct 2022 - 23:41
PRÉPARATION GAMOU 2022 - MÉGA BURD POPULAIRE

La jeunesse tidiane de Mbour réfléchit sur la crise des valeurs

 

La pandémie de Covid-19 avait poussé le khalife général des tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, à interdire toute forme de rassemblement, conformément aux recommandations des autorités sanitaires et étatiques du Sénégal. Deux ans après, cette interdiction est levée et les fidèles reprennent de plus belle les grandes organisations. C’est dans ce cadre qu’un méga Burd populaire a été organisé au stade Caroline Faye de Mbour sur fond d’enseignement sur la crise des valeurs au Sénégal.

 

Les fidèles musulmans tidianes ont pris d’assaut le stade Caroline Faye, ce samedi, lors du méga Burd populaire organisé par la commission départementale de Mbour,  sous la supervision du Coskas (Comité d’organisation au service de Khalifa Ababacar Sy). Cette organisation entre dans le cadre de la préparation du Gamou, commémoration de la naissance du Prophète de l’islam (PSL). Des milliers de tidianes ont rempli la pelouse du stade pour chanter les louanges du Prophète Mohamed (PSL) avec ce long poème rédigé par l’imam Mouhamadoul Boucheyri pour lui exprimer son amour.

Dans ce cadre, le président de la commission départementale de Mbour explique que le thème de cette grande organisation repose sur celui général du Gamou qui est axé sur la crise des valeurs avec les médisances et paroles obscènes qui pullulent dans la société sénégalaise ces dernières années. ‘’Tout ce qu’on peut faire dans ce sens, c’est de partager ce que le khalife général a dit sur cette question. Il nous a recommandé de conseiller aux fidèles de ne dire que du bien sur autrui. Chaque fois qu’un tidiane doit prendre la parole, il faut que ses paroles soient porteuses de bien’’, a indiqué Ndiamé Diop.

Il poursuit en montrant que le soubassement de cet enseignement est tiré de la prolifération des réseaux sociaux qui offrent plus de liberté de paroles à certaines personnes qui ne savent pas comment parler. ‘’Si nous observons l’évolution des réseaux sociaux, ce thème est très actuel. Si nous observons la manière dont évolue notre société en matière de politique, en matière d’économie, en matière de syndicalisme et dans tous les autres secteurs, on se rend compte que les gens parlent beaucoup. Mais de ces paroles, ce qui est digeste ou correct est infime’’, a fait savoir le président de la commission départementale du Burd populaire de Mbour.

Il est convaincu que certains slogans de la société sénégalaise ne sont pas traduits en actes par les comportements. ‘’Pour justifier que le Sénégal est un et indivisible, si nous adressons des paroles à une autre personne, on doit se rappeler que cette dernière est notre parent et faire en sorte que les paroles qu’on profère soient positives. Nous devons embellir nos paroles. C’est ça le thème sur lequel nous avons partagé’’, a-t-il renseigné. Avant de poursuivre : ‘’La commission culturelle qui était chargée de dispenser cette leçon a largement développé sur la question. D’ailleurs, cette leçon dépasse même la recommandation du khalife ; c’est une recommandation de Seydi El Hadj Malick Sy. C’est en fait une recommandation de l’islam. Donc, nous les jeunes, nous devons nous efforcer, à travers les réseaux sociaux où nous communiquons le plus, à éviter la médisance et les paroles obscènes. Nous devons également éviter de les partager. On ne doit même pas les écouter’’.

Selon Cheikh Tidiane Samb, membre de la commission communication, ‘’c’est sur la base de ce thème que le khalife a extrait toutes les orientations concernant l’actualité au niveau mondial. Aussi bien au niveau national ou international, le khalife appelle toujours à la paix, à la cohésion sociale et même au dialogue interreligieux, parce qu’avec ton proche, ton voisin, personne n’a le droit de lui adresser une mauvaise parole. Et c’est cela que le khalife veut enseigner.’’            

IDRISSA AMINATA NIANG (Mbour)

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