Publié le 27 May 2012 - 21:23
SEMAINE DE LA PRÉVENTION ROUTIÈRE (2ème partie)

Vers un comportement de frein face au téléphone au volant

Décrocher son portable au volant, un geste naturel pour certains. Et pourtant, quand le cellulaire s'invite, la sécurité routière s'étiole. Il faut s'attendre à 50% des risques d'accident de la circulation.

 

 

Faudrait-il durcir le ton ou mettre l'accent sur la sensibilisation ?

 

Le capitaine Issa Ndiaye, chef de section régulation de la compagnie de la circulation, souligne à cet effet que des innovations apportées, sous le régime de l'alternance, sanctionnent les usagers du cellulaire au volant. Ce, en vertu de la modalité d'application de la loi 2002-30 relative au nouveau code de la route. Ainsi, explique-t-il, des dispositions prises en son annexe M19, considèrent, hormis les infractions classiques, comme infraction : le non port du casque de sécurité, le non port de la ceinture de sécurité, l'usage de téléphone portable au volant, le transport des apprentis sur les marches pieds des véhicules....

 

Au niveau de la compagnie de la circulation, on évoque une sanction qui consiste: ''au retrait automatique du permis de conduite de l'auteur de l'infraction et sa transmission à la commission régionale de restitution du permis de conduire''.  Le capitaine Ndiaye estime, à cet effet, que c'est une sanction lourde, dans la mesure où, ''c'est une forme de restriction de liberté, vu que le retrait du permis de conduire prive d'un support technique de déplacement''. Il rappelle le code de la route qui a été révisé, sous le régime de l'alternance, ne prévoit aucune sanction pécuniaire. Comme quoi, l'auteur de l'infraction n'est pas tenu de payer une contravention.

 

Toujours est-il qu'une répression pénale et pécuniaire est prévue par les textes de loi. Dans le nouveau Code de la route de 2002 et 2004, article M19, chapitre 3, alinéa 27, annexe M., il est écrit : ''L’usage du téléphone portable au volant peut faire l’objet d’un retrait du permis de conduire ou encore, le conducteur devra payer immédiatement 6 000 francs Cfa d’amende''.

 

 

Les chauffeurs vont s'impliquer

 

Toutefois, les différents acteurs ont décidé de fédérer leurs actions pour assurer une éducation routière, vu que le téléphone au volant multiplie par quatre les risques d'accident. C'est dans cette dynamique que le président de l'association d'acteurs et des prestataires du service des transports demande à l'État de mettre l'accent sur la formation des chauffeurs de transports en commun, pour un changement de comportements. Ils se sont engagés à donner corps à l'éducation routière.

 

(1ère partie)

 

Matel BOCOUM

 

Section: