Publié le 12 Jul 2016 - 18:01
PR PAPE DEMBA SY (COORDONNATEUR DE LA CONFEDERATION POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME)

 "Nous voulons construire  une grande force de gauche…"

 

Les partis de gauches ont décidé de s’unir et de se regrouper au sein d’une coalition dénommée la Confédération pour la démocratie et le socialisme. Une  entité  qui s’est fait surtout remarqué par ses prises de position dans l’affaire Karim Wade. Dans cet entretien accordé à EnQuête, le Coordonnateur de la confédération, le Pr Pape Demba Sy soutient que leur organisation travaille à construire une grande force pour la conquête du pouvoir.

 

Certains partis membres de votre confédération comme la LD, le PIT se disent favorable à la grâce et non à l’amnistie pour Karim Wade. Peut-on en déduire que la décision du chef de l’Etat a créé des voix divergentes au sein de votre organisation ?

Je ne peux pas commenter les positions officielles des membres de la CDS. La CDS n’est ni une fédération, ni un parti unifié. Pour le moment, c’est une confédération en construction qui n’existe que depuis février 2015 et qui regroupe des organisations qui viennent d’horizons divers avec tout ce que cela implique : des traditions de lutte et des méthodes d’organisation différentes mais qui partagent des valeurs communes, socles de leur unité. Dans une confédération les partis gardent leur souveraineté et leur indépendance.

Mais la CDS a adopté un document d’orientation, un programme minimum, des statuts,  des principes d’organisation et un document de stratégie de mobilisation et d’intervention populaire. La plateforme minimale de la CDS est déclinée dans les quatre points ci-après : la confirmation de l’adhésion à la Charte de gouvernance démocratique des Assises nationales, la bataille pour l’application effective des conclusions des Assises nationales, l’application des recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), et l’adoption par référendum de l’avant-projet de Constitution proposé par la CNRI.

Pour revenir à votre question, sur toutes les positions qui doivent être rendues publiques, les différentes composantes en discutent et recherchent dans toute la mesure du possible un consensus. Cela a été le cas pour la question que vous évoquez.

 Combien de partis comptent la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme ?

La CDS compte actuellement neuf organisations membres : la Ligue Démocratique (LD), le Rassemblement des Travailleurs Africains-Sénégal (RTA-S/PENCOO REEW), le Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT), YOONU ASKAN WI/ Mouvement pour l’autonomie populaire  (YAW), l’Observatoire Républicain pour la Démocratie et la Citoyenneté (ORDC), L’Union pour la Démocratie et de Fédéralisme/ Mbooloo mi (UDF/MBOOLOO MI), Taaru Senegaal/Taaru Afrig-Mouvement pour le Socialisme Autogestionnaire (TSTAMSA), Conscience Nationale pour le Nouvel Ordre (CNNO), And-Jëf-Parti Africain pour la Démocratie et le Socialisme/Authentique (AJ/A). La CDS compte également un membre observateur : le Front Moom Sa Reew

Quelles sont vos perspectives ?

Comme indiqué dans la résolution finale des Assises de la gauche du 22 février 2015, la CDS veut construire  une grande force de gauche en vue de la conquête démocratique du pouvoir afin de réaliser un programme de transformation sociale au service exclusif du peuple.  C’est pourquoi la CDS est en train de mettre en place ses structures au plan national et au plan local et de travailler à renforcer son unité.

Peut-on s’attendre à une candidature de la CDS aux prochaines élections législatives et présidentielle ?

Cette question n’est pas encore à l’ordre du jour. Je voudrai rappeler que la CDS n’a pas été créé seulement pour aller à des élections. Ce n’est pas une organisation électoraliste. Son objectif, je le précise est de construire une grande force de gauche ouverte, débarrassée du sectarisme et du dogmatisme, fondée sur le respect de la diversité de ses composantes et qui ambitionne d’apporter au pays les changements qualitatifs dont il a besoin. Pour l’heure, nous sommes en train de faire une évaluation de notre parcours depuis la création de la CDS.

A travers cette confédération est ce que les partis de gauche ambitionnent de se départir du compagnonnage avec Benno Book Yaakaar ?

La CDS ne discute pas, en son sein, de BBY car même si la majorité des composantes de la CDS fait  partie de BBY, il y a des organisations de la CDS qui ne sont pas membres de Bennoo Bokk Yaakaar. Autrement dit toute la CDS n’est pas membre de la coalition présidentielle. En tout état de cause, à ma connaissance aucun parti de gauche n’a perdu son autonomie. Les questions tactiques seront abordées et discutées le moment venu.

HABIBATOU TRAORE 

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