Publié le 5 Aug 2013 - 20:34
PREMIÈRES PLUIES DILUVIENNES DANS LA BANLIEUE

 Peur des inondations et questions sur les réalisations de l'État

 

Quelques pluies et déjà le spectre des inondations. Les habitants de la banlieue ont vécu un rude samedi, ce week-end. Les pluies diluviennes ont sonné comme un avant-goût de ce qui les attend cet hivernage. Déjà, des quartiers sont inondés. Les populations demandent à l'État d'agir et se posent des questions sur les réalisations qui ont été faites pour prévenir les inondations.

Il a fortement plu à Dakar ce samedi. Dans la banlieue, ces averses ont été durement vécues par les populations qui pensaient en avoir fini avec les inondations, du fait des nombreuses visites, réunions, audiences publiques et colloques organisés par le ministère de la Restructuration et de l’Aménagement des zones d’inondations. C’est le cas dans plusieurs quartiers des départements de Pikine et de Guinaw Rails qui ont été sous les eaux. Notamment Guinaw Rails Sud et Nord, Diameguene Sicap-Mbao, en passant par Wakhinane Nimzatt, Yeumbeul, Malika et Benn Barack. Même si les sinistrés visités n'envisagent pas encore de quitter leurs toits, ils ont été physiquement éprouvés par cette situation, après avoir passé des heures à lutter pour évacuer les eaux de leurs maisons.  Sur les visages fatigués se lisait aisément la peur de revivre les cauchemars des années précédentes.

Des rues impraticables, de longues files de voitures, tel était le spectacle sur l’axe Tally Diallo-Benn Barack, après le déluge. Idem pour les axes Gounass-Guédiawaye, Icotaf-Bountou Pikine et Thiaroye-Station Texaco. À Guinaw Rails, il fallait être un bon gymnaste ou tout simplement marcher dans les eaux stagnantes, pour se rendre dans certains quartiers. Même spectacle au marché Syndicat de Pikine où après chaque pluie, la circulation est catastrophique et laisse place à l'anarchie.

''Il y a un business autour des inondations''

''Où sont les réalisations que les autorités nous ont vantées pour prévenir les inondations ?''. Telle une rengaine, c'est la question qui revenait chez les personnes rencontrées, si tout simplement elles ne cédaient pas au découragement. ''On a l’impression que rien n’a été fait'', disait-on. Car ces populations ont payé un lourd tribut aux inondations : Des familles disloquées, les morts, les maladies, etc. ‘’Il est encore temps pour que le gouvernement fasse quelque chose. Cette pluie n’a pas été très forte et déjà il y a des maisons inondées. Le chef de l’État et le ministre Khadim Diop doivent faire attention à cette question des sinistrés. Si rien n’est fait, on s’achemine vers des échéances électorales et on sait maintenant ce que vaut une carte électorale'', a prévenu un chef de quartier qui a requis l’anonymat. ''Je n’ai rien contre eux, car étant un politique. Mais, nous qui sommes dans des quartiers inondés, la question qu’on se pose est de savoir où sont passés tous les milliards injectés dans la lutte contre les inondations, vu qu’on peine toujours à sortir des eaux.'' La dame Khoudia Ba, une habitante de Pikine, d’enfoncer le clou : ''Il y a un business autour des inondations. C’est la raison pour laquelle j’appelle les autorités à prendre à bras le corps cette question et à prendre les devants, tout en écartant les messieurs inondation. Sinon, ce ne sera pas demain la veille que le calvaire des sinistrés prendra fin''.

 

Les activités économiques au ralenti

Parmi les plus touchés par les pluies de samedi figurent les commerçants. Le marché Zinc d’habitude très prisé en cette veille de korité était vidé de ses clients. Après la pluie, les vendeurs sont restés à se tourner les pouces, le marché étant devenu quasi-inaccessible. Même scénario au marché hebdomadaire de Guédiawaye, à quelques encablures du lycée Seydina Limamoulaye où les vendeurs de friperies et autres produits étaient obligés de plier bagages. Non seulement les clients se faisaient rares, mais le ciel était toujours menaçant. ''Mieux vaut rentrer que de se subir plus de dégâts’’, s'est résigné Matar Dia, un marchand.

 

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