Publié le 24 Apr 2014 - 19:26
PROGRAMME HYDRAULIQUE DU SÉNÉGAL

De l’eau potable et des toilettes de base pour tous

 

Le Sénégal vient de franchir un nouveau cap, à l’instar d’autres pays africains, dans le sens de faciliter l’accès à l’eau potable, à des toilettes de base et à des conditions d’hygiène adéquates à l’ensemble des  populations.

 

 Le Sénégal a fait des pas de géant dans sa politique hydraulique et d'assainissement. C'est ainsi que  le budget  d’investissement est  passé de 14,49 milliards F Cfa à 30,2 milliards F Cfa entre 2010 et 2014, à en croire un document du ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement. ‘’Sur la période 2010-2014, les ressources internes allouées par l’État sur le budget consolidé d’investissement ont été accrues de 108%, passant de 14,49 milliards F Cfa à 30,2 milliards F Cfa.
 
ur la même  période, les efforts de l’État ont été beaucoup plus concentrés sur le sous-secteur de l’assainissement où les allocations ont connu un fort accroissement de 148% en passant de 8,311 milliards F Cfa à 20,61 milliards F Cfa. Pour l’eau potable, la progression enregistrée sur la période est de 55%, passant de 6,19 milliards F Cfa à 9,59 milliards F Cfa’’, lit-on dans la note du ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement.  
 
En outre, le rapport souligne qu’au moins 1000 000 personnes vivant dans des ménages à faibles revenus ont pu bénéficier depuis 2005 d’une amélioration de la qualité de l’accès à l’eau potable. Ce, grâce à la réalisation de 102 000 branchements sociaux dont 68 000 en milieu urbain et 34 000 en milieu rural. Dans la même veine, au moins 1 170 000 personnes vivant dans des ménages à faibles revenus ont profité de l’assainissement à travers la réalisation de plus de 86 000 systèmes autonomes subventionnés et plus de 31 000 branchements sociaux au réseau d’égout.
 
La partition du PSE
 
La touche du PSE promet d’impulser une nouvelle dynamique dans le secteur de l’eau si l’on se fie aux nouvelles approches du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Dans l’optique de ’’ promouvoir, d'une manière durable, la gestion intégrée des ressources en eau ainsi que l'accès universel à l'eau potable et à des systèmes d'assainissement adéquats’’, il compte s’appuyer pour la période 2014-2017 sur le Programme Sénégal Émergent.
 
L’accent sera mis sur ‘’la mise en œuvre de programmes d’investissement aptes à assurer la production d’une eau suffisante et la fourniture correcte de services d’eau aux populations dans le périmètre urbain affermé suivant une tarification économiquement soutenable et socialement acceptable’’, renseigne le document.
 
Par ailleurs, malgré les efforts consentis de part et d’autre, le ministère de tutelle reconnaît qu’il lui reste encore du chemin à parcourir pour un dynamisme de secteur. Il relève sur la liste des contraintes majeures : l’absence de fonds subséquents. 
 
la qualité de l’eau reste une problématique non négligeable en milieux urbain et rural. Le financement durable du sous-secteur de l’assainissement continue de représenter une très grosse contrainte à la mise en œuvre des investissements aptes à améliorer les indicateurs d’accès et de qualité du service. Le système tarifaire appliqué est devenu inadapté pour garantir un meilleur recouvrement des coûts par la redevance perçue pour l’assainissement urbain.
 
 
Vote d’un nouveau code de l’eau d’ici fin 2014
 
 Dans le souci d’assurer une eau de qualité à un coût raisonnable pour toutes les couches sociales, le gouvernement du Sénégal s’engage à réaliser au plus tard en fin 2015 deux études tarifaires en milieux urbain et rural. Il sera question ‘’de définir des structures et grille prenant en compte les catégories sociales à faibles revenus, les autres usages de l’eau tout en veillant au maintien des équilibres financiers.’’
 
Une nouvelle approche sera aussi de mise en vue de promouvoir l’accès universel à l’eau et à l’assainissement ainsi que le droit à l’eau. Pour matérialiser cette ambition, il est prévu un vote et une promulgation du nouveau Code de l’eau avant la fin de l’année 2014. 
 
Par ailleurs, pour une amélioration de la qualité de l’eau distribuée aux populations, le gouvernement va miser sur l’adoption, avant la fin de l’année 2015, de la stratégie nationale avec des mécanismes opérationnels et institutionnels pour l’amélioration de la qualité de l’eau ; la mise en œuvre, d’ici fin 2016, d’un programme d’investissements en milieu urbain (mise en place de stations de dé-fluoruration et de dé-ferrisation) pour rendre potable l’eau distribuée à au moins 280 000 personnes.
 

Matel BOCOUM

 

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