Publié le 10 Feb 2024 - 10:33

Report de la présidentielle 

 

Une cinquante d’organisations de jeunesse du Sénégal ont  exprimé hier à travers un document parvenu à notre rédaction, ‘’leur profonde inquiétude suite à la décision du président de la République de reporter l’élection présidentielle et au vote à l'Assemblée nationale d’une loi repoussant le scrutin au 15 décembre 2024 et prolongeant le mandat du Chef de l’État. ‘’Nous appelons le Conseil constitutionnel à intervenir pour faire prévaloir l’ordre constitutionnel et respecter le calendrier républicain.

Les Sages doivent agir dans l'intérêt supérieur de la Nation. Après les violences de mars 2021 et juin 2023, notre pays doit s'efforcer de prévenir tout nouveau trouble. La jeunesse, principale victime de ces crises, a déjà payé un lourd tribut, marqué par des pertes en vies humaines, des centaines d'arrestations, un nombre considérable de jeunes toujours en détention, la fermeture pour des milliers de filles et de garçons des écoles et universités et la dégradation de biens publics essentiels. Membres actifs de la société civile sénégalaise, nous exhortons les autorités à éviter tout recours excessif à la force et condamnons les restrictions d’accès à internet et les atteintes aux libertés de manifestation et de circulation qui touchent plusieurs de nos droits fondamentaux et impactent fortement nos activités économiques’’, lit-on dans le document.

D’après qui, avec un Sénégalais sur deux âgé de moins de 18 ans, les préoccupations des jeunes représentent un enjeu central pour le Sénégal. Ce report, selon le document, des élections suscite beaucoup de ‘’frustrations’’ au sein d'une jeunesse déjà éprouvée par la montée des inégalités et le manque d'opportunités, et qui attend avec détermination la date du 25 février pour s'exprimer et choisir son avenir. ‘’Nous, plateformes, organisations et mouvements de jeunesse, appelons tous les groupements de jeunes à renforcer l’unité, la solidarité et à davantage nous organiser pour protéger nos droits, préserver nos libertés et continuer d'œuvrer à la construction nationale’’ a conclu la même source.

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