Publié le 5 Dec 2022 - 19:26
TAXAWU À LA CONQUÊTE DU POUVOIR EN 2024

Khalifa Sall appelle la gauche autour de lui

 

À l'occasion du lancement officiel de la Cellule des cadres de Taxawu, avant-hier à Dakar, Khalifa Sall a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2024 et levé un coin du voile de ce qu’il est en train de concocter pour conquérir le pouvoir.

 

Avant-hier, lors du lancement officiel de la Cellule des cadres de Taxawu Sénégal, Khalifa Sall a clairement indiqué qu’il sera candidat en 2024. ''Je serai candidat à l'élection présidentielle. Il ne faut pas en douter. Je vous l'avais dit depuis ma cellule. Nous nous donnerons les moyens de diriger et de servir ce pays. En politique, on ne demande rien, on arrache. Nous sommes socialistes, nous sommes de gauche. Nous convions toutes les forces de gauche à aller ensemble'', a déclaré le leader sous les ovations de ses partisans et sympathisants venus nombreux le soutenir.

L'ancien maire de Dakar a profité de l'occasion pour fustiger la situation politique du pays. "Il n'y a plus de débats dans ce pays. La politique, ce n'est pas de crier, ni d'insulter. La politique, c'est du militantisme, c'est un débat contradictoire permanent. C'est un dialogue avec la population. C'est l'inclusion de tous, pour tous, par tous. Il faut faire revivre le débat démocratique, faire revivre la confrontation d'idées'', préconise-t-il.

Ensuite, le leader de Taxawu Sénégal a incité ses partisans à descendre sur le terrain et d’être beaucoup plus offensifs pour rallier le suffrage des Sénégalais. ''Il faudra quand même qu'on change de méthode pour pouvoir s'adapter. Il faudra que nous soyons aussi bruyants, aussi audibles et aussi présents que les autres. Nous en avons les moyens matériels, intellectuels, humains et politiques. On ne disparaîtra pas, mais on sera plus efficace'', a-t-il lancé à ses partisans. Avant de s’attaquer à la gestion de Macky Sall.

''Les conclusions des assises nationales, socle de notre action''

''Ce pays est mal géré. Ce sont des emprisonnements, des meurtres à n'en plus finir. Personne n'est en sécurité. On ne veut plus de ce pays. Les conclusions des assises nationales seront le socle de notre action, parce que ce fut un moment de communion de la nation sénégalaise dans toute sa diversité. Il s'agit de construire un autre Sénégal. Le gérer autrement et différemment avec le respect de l'homme sénégalais, avec son implication, sa promotion et son émancipation''.

Pour prouver l'intérêt que beaucoup portent à son mouvement, le socialiste est revenu sur les ralliements quotidiens. ''Il n'y a pas un jour où je ne reçois pas de personnes qui viennent nous rejoindre. Un mouvement politique, on le construit sur des bases solides et durables, et il faut des gens de conviction. Taxawu est constitué de partis politiques divers. Les gens le réduisent à un parti socialiste, or, il va au-delà. Taxawu compte en son sein sept à huit partis politiques, des organisations diverses. La preuve, il y a même le Mouvement national des Laobés qui nous a rejoints'', a-t-il informé.

Sur le chemin de la structuration de sa formation politique, Khalifa Sall ne compte pas s’en arrêter là. "Nous avons un réseau d'universitaires qui regroupe des professeurs émérites, des professeurs agrégés, des maîtres de conférences, des docteurs d'État qui, aujourd'hui, travaillent pour Taxawu en s'investissant dans la réflexion, depuis plusieurs mois. Ils seront le laboratoire du mouvement'', dit-il.

Ainsi, le candidat à l'élection présidentielle de 2024 dit travailler sans bruit, ni trompette. À ce propos, il laisse entendre : "Je suis un petit clandestin. J'aime travailler underground.''

Selon lui, Taxawu est une plateforme ou une famille qui est née dans la douleur, a grandi dans l'épreuve et vaincra dans l'éclat. ''Nous construisons et nous attendons l'éclosion pour que les gens découvrent ce que nous sommes en train de faire''.

EL HADJI FODÉ SARR

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