Publié le 30 Jun 2026 - 09:54

Traitements contre le VIH en 2024

 

Quarante-cinq ans après l'apparition des premiers cas de sida, la lutte contre le VIH est à un tournant. Si les progrès enregistrés ces deux dernières décennies ont permis de sauver des millions de vies, les Nations Unies alertent sur un essoufflement de la riposte mondiale. En 2024, 9,2 millions de personnes vivant avec le VIH n'avaient toujours pas accès aux traitements antirétroviraux, tandis que 1,3 million de nouvelles infections et 630 000 décès liés au sida ont été enregistrés.

Ces chiffres ont été rappelés hier à New York par le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, à l'ouverture d'une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale consacrée au VIH/sida. À cette occasion, il a appelé la communauté internationale à renouveler son engagement afin de mettre fin au VIH comme menace de santé publique d'ici à 2030.

L'Organisation des Nations Unies souligne que des avancées majeures ont été réalisées depuis le début de l'épidémie. Les décès liés au sida ont diminué de 70 % par rapport au pic enregistré en 2004, tandis que l'élargissement de l'accès à la prévention et aux traitements a permis de réduire significativement les nouvelles infections.

...Aujourd'hui, plus de 32 millions de personnes bénéficient d'un traitement antirétroviral. Pour autant, les objectifs fixés dans la Déclaration politique de 2021 restent loin d'être atteints. L'ONU s'inquiète notamment des conséquences des réductions de financements, qui fragilisent les programmes de prévention et les organisations communautaires intervenant auprès des populations les plus exposées. L'organisation pointe également l'endettement croissant des pays en développement et le recul des protections des droits humains, deux facteurs susceptibles de compromettre les acquis obtenus dans la lutte contre le VIH.

Face à ces défis, António Guterres appelle à accélérer les efforts autour de cinq priorités : renforcer l'accès à la prévention, aux soins et aux traitements, soutenir le rôle des communautés, protéger les droits humains, garantir un financement durable et relancer la coopération internationale. Le chef de l'Onu a enfin insisté sur la nécessité de combattre la stigmatisation et les discriminations, qu'il considère comme des obstacles majeurs à l'éradication de l'épidémie, près d'un demi-siècle après son apparition.

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