Publié le 20 Dec 2017 - 23:46
USINE DE DESSALEMENT D’EAU DE MER AUX MAMELLES

L’autre gros chantier de l’Hydraulique

 

Vingt-quatre heures après le lancement des travaux de construction de la nouvelle usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr (Kms3) par le président de la République, le directeur général de la Sones, Charles Fall, a procédé à la signature du contrat de maitrise d’œuvre complète du projet de l’usine de dessalement d’eau de mer sur le site des Mamelles, en partenariat avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). L’usine de Keur Momar Sarr répondra aux besoins en eau potable de Dakar, des nouveaux pôles urbains de Diamniadio, du lac Rose, de Thiès et de la Petite Côte. 

‘’Le second ouvrage de notre stratégie de prise en charge de demande à l’horizon 2035 est l’usine de dessalement d’eau de mer des Mamelles. La signature de ce contrat de maîtrise d’œuvre est une étape décisive pour le bouclage des études techniques entamées au début de ce mois, conformément aux instructions du président de la République Macky Sall, renseigne le Dg. Selon Charles Fall, les études vont s’achever dès la fin du mois de mars 2018 pour la composante de l’usine de dessalement. Ce qui permettra de lancer les appels d’offres dès avril. Les travaux démarreront en décembre 2018.

‘’Le projet repose sur deux principales composantes : la construction de l’usine de dessalement de l’eau de mer ayant une capacité de production journalière de 50 000 m/jour et extensible à 100 000 m3/jour au niveau des Mamelles. La deuxième composante est l’amélioration du réseau de distribution d’eau existant de Dakar par le renouvellement de près de 460 km de canalisation’’. Ces infrastructures permettront de fournir une production d’eau additionnelle de 100 000 m3/jour à terme et de réduire les fuites de distribution d’eau existant situées dans la zone de Dakar-centre, actuellement à 27 %, à leur niveau techniquement acceptable. Le bureau d’études Nippon Koei est choisi pour réaliser les études techniques, l’assistance aux appels d’offres, le contrôle et la supervision des travaux et enfin l’assistance pour les deux premières années d’exploitation et de maintenance de l’usine de dessalement.

Ce projet est aussi une anticipation et une réponse aux effets du changement climatique marqués par une baisse des ressources en eau existant, en particulier celles des nappes souterraines et du fleuve Sénégal, principal desservant du lac de Guiers.   

Gabriel Diouf (Stagiaire)

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