Publié le 11 Mar 2014 - 23:18
VIOLENCES POLITIQUES

Le procureur durcit le ton à Matam...

 

Le procureur de la République près le tribunal régional de Matam, Cheikh Diakhoumpa, semble vouloir marquer les esprits, surtout ceux des politiciens qui, une fois arrivés au pouvoir, se croient tout permis avec la République. Dans l'affaire de la violence politique à Matam qui défraie actuellement la chronique, le Proc, cité par l'APS, a révélé lundi que malgré les pressions qu’il recevait à partir de Dakar, il mènera à terme son travail sur les violences commises par des militants de l’Alliance pour la République (APR).

Il a évoqué des menaces d’arrêt de l’enquête qu’il a confiée à la police afin de pouvoir situer les responsabilités sur les violents incidents entre les partisans du maire de Matam, Mamadou Mori Diaw, et ceux du député Farba Ngom. ''Je n’arrête pas l’enquête et je compte aller jusqu’au bout'', a déclaré M. Diakhoumpa, qui a confié qu’il était prêt à remettre sa démission si ces pressions continuaient à le gêner dans la poursuite de l’enquête. Selon le procureur, les politiciens suspectés d’avoir été à l’origine des violences du 2 mars à Matam ont violé la loi en organisant des manifestations non autorisées et en causant un trouble à l’ordre public.

...le maire de la ville entendu par la police

Selon la même source, le maire de la ville de Matam, Mamadou Mori Diaw, a été entendu hier au commissariat de la ville... Selon des informations de presse, M. Ngom et ses partisans avaient été visés à l'occasion par des jets de pierres, ce qui a contraint ce député, proche du chef de l’État, à tirer en l'air pour disperser la foule d'adversaires.

A sa sortie d'audience, le maire a déclaré : "J'ai répondu à toutes les questions posées par les enquêteurs. Le reste relève du secret de l'instruction". Interrogé sur ses relations avec Farba Ngom, présenté comme son adversaire, il a dit : "Nous n'avons aucun problème. Seulement, c'est un politicien dont je ne veux pas citer le nom qui nous a mis à mal en prêtant à chacun de nous des déclarations mensongères". Le député Farba Ngom serait attendu au commissariat central de Matam dans les prochaines heures, pour répondre à la convocation du procureur de la République.

 

 

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