Publié le 22 Mar 2014 - 07:22
EDUCATION NATIONALE

L'UES roule pour les sortants de la Fastef

 

L’union des Enseignants du Sénégal (UES) appelle l’État à respecter ses engagements  en procédant au recrutement de tous les  sortants de la FASTEF.

 

Dans leur combat pour leur recrutement dans la fonction publique, les étudiants sortants de la Fastef peuvent compter sur  L’union des enseignants du Sénégal. En conférence de presse hier, à son siège, l'UES appelle l’État à respecter ses engagements allant de le sens de recruter tous les sortants de la Fastef.

‘’Après avoir recruté 93 des 540 étudiants de la Fastef issus de la formation payante, le gouvernement du Sénégal est toujours attendu sur son  engagement à recruter ces futures professeurs’’, croient savoir les responsables de l'Ues. 

Au cours de la conférence qui avait pour thème ‘’ vivement l’enseignant à sa place pour un Sénégal émergent’’, le coordonnateur des étudiants, Youba Coly, a rappelé l'engagement du chef de l’État Macky Sall à recruter tous les sortants de la FASTEF, issus de la formation payante, lors du conseil des ministres du 09/01/ 2014. Une promesse qui tarde à se réaliser.

‘’C'est pour cette raison que nous posons la question à savoir si c'est le président de la République qui n'a pas respecté ses engagements ou si c'est le ministre de l'éducation nationale Serigne Mbaye Thiam qui n'a pas voulu exécuter les ordres’’, s'est exclamé M. Coly.  Selon lui et ses camarades, il y a un non-dit entre la présidence et le ministre de l'éducation nationale.

Revenant sur le thème du jour, le secrétaire général de l’Union des Enseignants du Sénégal Gougna Niang pense qu'à propos du paradigme sur lequel s’appuient les autorités, à savoir ‘’la centralité de l’élève’’, il n’y a pas un acteur du système qui remet en cause ou menace cette place de choix de l’élève. Ce qui pose problème, selon lui, est la place de l’enseignant dans le système.

‘’Tant que l’enseignant n’est pas mis à sa juste place, tout objectif qu’on se fixe pour le développement du Sénégal ne se fera pas, car nous n’avons pas de problème de ressources minières, ni halieutiques mais le problème fondamental, c’est les comportements'', a-t-il soutenu.

A son avis, pour mettre l’enseignant à sa juste place, il faudra d’abord lui donner un profil en phase avec les exigences de la noble tâche qui lui a été confiée. C’est ainsi qu’il fustige les agressions dont les professeurs sont victimes de la part de leurs élèves.

AIDA DIENE

 

 

 

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