Publié le 16 Sep 2014 - 08:00
HOMMAGE A MAME EL HADJI ABDOUL AZIZ SY DABAKH

l était le prince de la foi !

 

Mame El Hadji Abdoul Aziz SY Dabakh était un prince de la foi. Un Chef religieux modèle, dont tout le Sénégal était fier, nonobstant les appartenances confrériques et religieuses. Un Guide éclairé, lucide, clairvoyant, pertinent, courageux, impartial, sur lequel, ni l’argent, ni le pouvoir, ni les honneurs n’avaient aucune prise. Comme son valeureux père, il avait tourné le dos aux biens de ce monde.

Ses seules références étaient l’Islam et la Sunnah. Maîtrisant parfaitement le Saint Coran, la langue arabe et les arcanes de notre société, son crédo était l’excellence en tout, telle qu’incarnée par : le modèle admirable du Prophète Mohamed (PSL), la loyauté et la fidélité de Seydina Ababacar (RTA), la fermeté souriante et la rigueur  de Seydina Oumar (RTA), l’érudition dans la science de Seydina Aliou (RTA), de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif (RTA), d’El Hadji Omar Foutiyou TALL (RTA), et de Mame Maodo SY (RTA), la lumière de Ndiarndé et de Tivaouane.

Il était un homme de paix, d’amour, d’unité, un rassembleur, un régulateur social, un facteur d’équilibre, de mesure, une garantie d’unité nationale, un soldat de la solidarité confrérique et de la tolérance religieuse. Il était l’ami de tous ceux qui aimaient le Sénégal et qui œuvraient pour sa cohésion, sa prospérité et sa stabilité, qu’il s’agisse des jeunes, des femmes, des personnes âgées ou des étrangers qui vivent parmi nous. Il était, en plus, un modèle d’élégance, de beauté physique, doté par Dieu, d’une voix belle, sage, calme et audible, qui parlait au cœur, à la raison, à l’esprit, une voix douce et sereine qui consolide la foi, une voix qui apaise, réconforte et revivifie les âmes et les consciences.

Enfin, il était un homme de son temps, moderne, ouvert, convivial, inclusif, qui comprenait la marche du monde et les missions que Dieu (SWT) avait assignées aux musulmans en ces siècles de tensions, de repli identitaire, de méfiance réciproque et de violence aveugle.

Professeur Iba Der THIAM

Agrégé de l’Université, Docteur d’Etat

Ancien Ministre, Ancien 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale

 

Section: 
PAYER LA BOURSE, STABILISER LE CALENDRIER UNIVERSITAIRE La réforme de l’enseignement supérieur et le défi du service public
Pour un Nouveau Modèle Pédagogique des Programmes d’Enseignement dans les Universités et des Instituts Supérieurs de Formation au Sénégal.
Le bruit autour de la fresque de Papa Ibra Tall à Thiès ne valait pas la peine
L’affaire Doudou Wade ou la frontière mouvante entre la parole politique et l’ordre public
La restructuration de la dette publique est-elle une solution face à la crise de l’endettement ?
NÉCROLOGIE : Christian Valantin : mémoire de notre histoire institutionnelle et diplomatique et emblème de l’unité culturelle du Sénégal
DIOM, FOULLA AK FAYDA : L’ADN immuable du sport sénégalais
CAN 2025 : Puisse la communion durer...
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA FIFA Finale de la CAN 2025 : Quand l’impartialité devient un impératif politique mondial
SENEGAL–MAROC : Héritage commun, destin solidaire au-delà des rivalités sportives
“Zéro talibé mendiant dans la rue’’ : objectif inatteignable ?
MAROC - SENEGAL : Quand la politique tue le football !
L’île de Gorée est un lieu de révolte, de liberté et de dignité, mais pas seulement un site de mémoire victimaire de l’esclavage
PROTÉGER LE PATRIMOINE MANDINGUE Un enjeu stratégique pour l’influence culturelle du Sénégal en Afrique de l’ouest tique culturelle peut véritablement faire sens. Culture, narratifs et influence à l’ère du numérique et de l’IA
Lettre ouverte à Monsieur Amadou BÂ, Ministre de la Culture du Sénégal
Notre souveraineté à l’épreuve de la dette
LIVRE - PAR TOUS LES MOYENS : Dix voix féminines sur le monde
La politique de l'oubli et la défiguration urbaine : Une analyse historique des blessures de Dakar
Attention, nous sommes sur une pente glissante
Piratage massif des Impôts et Domaines : Le pire arrivera si l’État ne fait rien