Publié le 14 Mar 2016 - 12:02
LEUR CARAVANE DANS LA BANLIEUE RÉUSSIE

L’opposition demande à Macky de démissionner, si le NON l'emporte

 

Le pari de la mobilisation a été gagné ce samedi, lors de la caravane de l’opposition dans la banlieue dakaroise. De midi à 20h, les artères des départements de Pikine et Guédiawaye ont été envahies par la procession des leaders de l’opposition. Il s’agit d’Idrissa Seck de Rewmi, Serigne Mansour Sy Djamil de Bess Dou Niakk, Cheikh Bamba Dièye de FSD/BJ, Oumar Sarr du Pds, Pape Diop de Bokk Gis Gis (BGG),  Abdoulaye Baldé de l’Ucs, Mamadou Diop Decroix d’AJ, Cheikh Tidiane Gadio de MPC/Luy Jot Jotna  et Malick Gackou du Grand Parti, entre autres. Partout où ils sont passés, ils ont été accueillis par un foule dense. Réactions de certains leaders.

PAPE DIOP (BOKK GIS GIS)

‘’Si le NON l’emporte avec une large victoire, je demande à Macky de démissionner’’

‘‘Vous avez vu tout au long de la journée la mobilisation à Guédiawaye, l’adhésion des populations à notre cause. Il a été démontré que le NON dépasse les partis politiques, la Société civile et tous les mouvements. C’est une affaire du peuple sénégalais qui a décidé de voter massivement NON. Tout ceci démontre que le référendum est mal venu. Je pense que si le Non gagne, la légitimé du président de la République doit être remise en cause. Car dans les grandes démocraties, en cas de référendum, si le NON l’emporte, on doit en tirer toutes les conséquences. Si le Président est désavoué, il doit en tirer les conséquences. Je lance un appel au Président Macky Sall : si le NON l’emporte avec une large victoire, je lui demande de démissionner, rendre le tablier. Et cela ne l’empêchera pas de se présenter, lors des prochaines élections présidentielles. C’est cela le jeu de la démocratie.’’

OUMAR SARR (PDS)

‘’Nous sommes sociologiquement majoritaires’’

‘’Nous sommes très satisfaits de la  formidable mobilisation. Les gens sont convaincus par le NON. Partout, c’est les mêmes cris de ralliement et d’approbation. Nous sommes en train de camper le débat pour montrer que nous sommes sociologiquement majoritaires. Et c’est très clair. Et maintenant, il faut que cette majorité sociologique se transforme en majorité électorale et voter massivement pour NON.’’

MALICK GACKOU GRAND PARTI

‘’Nous allons reprendre notre droit’’

‘’Les populations m’ont montré et devant la face du monde qu’elles vont voter NON le 20 mars. Guédiawaye incarne le refus, le NON et la lutte contre l’injustice. C’est pour cela aujourd’hui que le peuple sénégalais, à travers les départements de Pikine et de Guédiawaye, va dire NON à ce référendum qui met en cause les intérêts supérieurs de la nation sénégalaise, mais également qui met en danger les générations actuelles et futures. C’est pour cela que la population est sortie spontanément pour dire NON. Nous allons reprendre notre droit. Cette mobilisation nous a convaincus. Guédiawaye, c’est la tête de pont de tous les combats du refus du peuple sénégalais C’est pour cela que pour protéger le Sénégal et son peuple, elle dira NON. Cette ville n’a jamais enregistré une telle mobilisation’’

CHEIKH BAMBA DIEYE (FSD/BJ)

‘‘Macky est en train de dévoyer l’ensemble des combats que nous avons menés ensemble en 2012’’

‘’C’est tout le peuple sénégalais qui montre à Macky Sall qu’il s’est trompé et qu’il a oublié que ce sont des hommes plus libres qui l’avaient élu, sur la base de la transparence et de la démocratie ; et surtout sur le fait de tenir les promesses, parce que depuis très longtemps, les Sénégalais ont beaucoup attendu et ils n’ont rien vu. Et ce qui est pire, c’est que non seulement, il n’a pas respecté sa promesse, mais il est en train de dévoyer l’ensemble des combats que nous avons menés ensemble en 2012. Et c’est pour cette raison, pour soutenir notre pays, pour aider le Sénégal à émerger que nous refusons son projet de référendum. Nous le refusons pour une raison simple : nous pensons qu’il lui faut une piqûre de rappel, pour qu’il se souvienne du peuple qui l’avait élu, de nos priorités et surtout que c’est un peuple qui attend énormément parce qu’il a beaucoup donné’’

ADBOULAYE BALDE (UCS)

‘’Nous déplorons l’absence de concertation’’

‘’Je suis agréablement surpris par l’adhésion populaire à l’initiative que nous avons prise de voter NON à ce référendum. Nous déplorons le processus et la manière qui a été utilisée. D’abord, il y a reniement et l’absence totale de concertation sur les 15 points du référendum. Nous n’allons pas nous adresser aux grands électeurs : imams, religieux et/ou débaucher des maires ; mais nous allons nous adresser directement au peuple, car c’est lui qui est le concerné.

Il faut continuer la sensibilisation pour que ce référendum soit rejeté dans la manière dont il a été présenté. Ce référendum a été géré de manière solitaire, alors qu’il devrait faire l’objet d’une vaste concertation, car c’est l’affaire des Sénégalais. Cela nous éviterait tout cela, c'est-à-dire de diviser les Sénégalais en deux camps. C’est la première fois qu’un référendum a soulevé autant de passions. Avec Senghor, c’était 99% de OUI, avec Abdoulaye Wade on était avec 94% de OUI. Il y  avait une adhésion populaire, parce qu’il y avait une concertation à la base. Et c’est cette absence de concertation que nous déplorons aujourd’hui’’. 

CHEIKH THIAM

 

Section: 
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall