Publié le 28 Jun 2016 - 14:09
ME EL HADJ AMADOU SALL

‘’Karim Wade reviendra rapidement’’

 

Me El Hadj Amadou Sall nie formellement l’existence de deal entre le pouvoir et Karim Wade. L’avocat libéral reconnaît toutefois que le fils de l’ex-Président a été contraint de s’exiler.

 

Dans quelles conditions Karim Wade a-t-il été gracié ? La question demeure un mystère pour le moment. Mais une chose est sûr pour Me El Hadj Amadou Sall, un des avocats du fils de l’ex-Président Wade. En dehors des autorités religieuses, ‘’des amis de Karim Wade sont intervenus’’. Dans quelles conditions ? L’avocat libéral qui était hier l’invité du journal de 20 heures de la Télévision futurs médias (TFM) ne saurait le dire, mais assure à qui veut l’entendre que ‘’Karim Wade n’a signé aucun protocole et on ne le lui a pas proposé’’. En d’autres termes, d’après lui, il n’existe aucun deal. La preuve, a-t-il argué : ‘’Lorsqu’on lui a demandé de signer la grâce, il a refusé en disant : si je le fais, je trahirai mon père et je le poignarderai’’.

Si un deal n’existe pas, des contraintes, il y en a eues. Et c’est ce qui explique, si l’on se fie aux propos de Me Sall, le départ de Karim Wade au Qatar, juste après sa libération. Selon l’ancien ministre de la justice sous le régime libéral, ‘’s’il le pouvait, demain, il serait au Sénégal. Mais on lui a imposé des conditions. Il a donné sa parole aux émissaires qui sont intervenus en faveur de sa libération’’. Toutefois, l’avocat renseigne que cet exil ne va pas durer. ‘’Il reviendra rapidement. Dans quelque temps, il sera parmi nous et engagera tous les combats de notre parti’’, indique Me Sall. Sur la même lancée, il a dit ignorer qui a payé le jet privé ayant convoyé Karim Wade au Qatar. Mais, il précise que ce dernier ne l’a pas fait. ‘’Il est pauvre. Il ne lui reste plus rien et celui qui n’a rien, ne peut pas se payer un jet privé’’, ajoute l’avocat qui, au passage, soutient que l’Etat n’a pas recouvré le plus petit franc, comme avancé.

Quid de l’avenir politique du candidat investi du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la Présidentielle de 2019 ? Le conseil est persuadé que l’ancien ministre d’Etat, condamné à six ans pour enrichissement illicite et finalement gracié, peut bel et bien prétendre au fauteuil présidentiel. A ce propos, il a cité l’article 28 de la Constitution qui dit que tout candidat doit jouir de ses droits. Il a invoqué également le verdict de la Cour de répression de l’enrichissement illicitement (CREI). A cet effet, Me Sall a rappelé que, lorsque le parquet spécial avait demandé que Karim Wade soit déchu de ses droits, les juges ne l’avaient pas suivi. Néanmoins la robe noire reconnaît que le code électoral interdit à l’ex-prisonnier de s’inscrire sur une liste, vu qu’il n’a pas un casier vierge.

FATOU SY

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