Publié le 1 Aug 2017 - 21:31
DYSFONCTIONNEMENTS NOTES LORS DES ELECTIONS LEGISLATIVES 2017

Les femmes de la société civile appellent à un dialogue postélectoral

 

Un dialogue postélectoral s’impose. C’est la conviction de la plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité ‘’Etu Jamm/Espace de paix).  Celle-ci a animé, hier, un point de presse sur le déroulement des élections législatives qui a enregistré quelques couacs dans pas mal de localités du pays.

 

L’ouverture d’un dialogue immédiat entre tous les protagonistes et la poursuite de la sensibilisation. Telles sont les deux recommandations phares de la Plateforme de veille des Femmes pour la paix et la sécurité au lendemain des élections législatives. Ces recommandations font suite à la présentation des résultats des observations de cette plateforme qui avait déployé des observatrices dans les 14 régions du Sénégal pour ce scrutin.  Sa présidente nationale,  dans une déclaration, regrette les incidents et les dysfonctionnements qui ont émaillé ce scrutin dans certains endroits à travers le pays.

‘’Nous déplorons, avec vigueur, la détérioration du climat de paix que le Sénégal a toujours connu, lors de ces périodes électorales, notamment, l’inaccessibilité des cartes pour une partie importante des électeurs, le démarrage tardif du vote par endroit, pour des raisons multiples dont l’absence du président, de l’assesseur ou du secrétaire dans les bureaux de vote, la destruction des abris provisoires, l’indisponibilité du matériel électoral par endroit’’, énumère Penda Seck.

La Plateforme a pu recueillir ces informations, grâce un dispositif (60 observatrices, 20 journalistes et 10 monitors) et des experts de divers profils mobilisés pour la supervision de ces Législatives dans toutes les localités du Sénégal. Revenant sur leurs observations, le jour du vote, l’expert de la Plateforme Dr Thierno Diakité dit avoir noté deux types de violences : la violence verbale (70%) et la violence physique (30%). Quant aux auteurs de cette violence, il y a les électeurs eux-mêmes (50%), les présidents des bureaux de vote (28%) et autres types d’acteurs. Sur les motifs, on pointe l’achat des consciences, l’orientation des électeurs, des bureaux de vote introuvables et la violation des règles de la loi électorale. Et la gravité de ces violations varie, selon les endroits. Mais la cartographie de ces dysfonctionnements établie par la Plateforme touche pratiquement toutes les zones du pays.  

MAMADOU YAYA BALDE

 

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