Publié le 10 Mar 2018 - 18:31
LICENCIEMENT POUR CESSATION D’ACTIVITES

D’ex-travailleurs du bureau Veritas s’inscrivent en faux

 

Regroupés hier au jardin de la Sicap Baobab, d’ex-travailleurs du bureau Veritas ont dénoncé l’injustice qui les frappe. Ils réclament leurs droits et demandent l’arbitrage des autorités.

 

Licenciés par Veritas Sénégal au motif de cessation d’activités, les ex-travailleurs de la boite réclament l’application de la loi qui dit que, lorsqu’un agent, sous contrat à durée indéterminée, est renvoyé, il doit bénéficier de ses droits. Au nombre de 34 au début, le groupe ne compte plus que 14 membres. Leur porte-parole Babacar Kébé, ex-inspecteur du bureau Veritas, renseigne que certains d’entre eux ont été rappelés par la boite pour leur proposer de nouveaux contrats. Il interpelle le chef de l’Etat et le ministre du Travail.

Spécialisée dans le commerce international et les services d’audit, d’analyse, de conseil, entre autres, ils soulignent qu’une dizaine de contrats ont été signés entre leur entreprise et des pays comme le Mali, le Burkina, le Liberia, le Congo et la Guinée, entre autres. ‘’Nous dénonçons ce licenciement de tout un département composé de 34 éléments dont 3 délégués, suite à une modification d’un contrat du gouvernement avec le Mali. C’est à la fin de ce contrat que le bureau nous a appelés pour nous annoncer notre licenciement. Cela ne saurait justifier cet acte’’, explique le représentant du collectif.

‘’Veritas continue ses activités’’

Babacar Kébé déclare, par conséquent, que l’entreprise est dans l’obligation de les rétablir dans leurs droits. Il ajoute : ‘’Nous étions recrutés sur la base d’un contrat à durée indéterminée. Mais, le 2 janvier dernier, on nous a notifié un arrêt de travail, à cause d’une cessation d’activités. Ce qui n’est pas exact. En effet, depuis lors, la boîte continue ses activités.’’ Son collègue Pape Mamadou Guèye renchérit que la perte d’un seul marché ne saurait expliquer leur licenciement.

Ainsi, ces ex-travailleurs du bureau Veritas ont entamé des démarches judiciaires pour obtenir gain de cause. Ils sont donc en ordre de bataille judiciaire. Leur mandataire a déposé tous les dossiers auprès des autorités compétentes. Après deux renvois du procès, les salariés attendent la prochaine audience prévue le 13 mars.

En attendant cette date, ils demandent à l’Etat du Sénégal de protéger ses citoyens. Car, précise le porte-parole, la directrice des ressources humaines leur a servi comme réponse ‘’qu’ils (les responsables de l’entreprise) ont l’argent et le temps. Par conséquent, les travailleurs peuvent aller où ils veulent’’. Des propos qu’ils jugent graves.

Les ex-travailleurs en profitent pour appeler à la responsabilité des autorités, afin de mettre fin à ces genres ‘’d’injustice et d’abus de pouvoir’’. Ainsi, ils crient leur désarroi face à cette situation. D’autant que la société a scellé leurs comptes bancaires. Ces ex-travailleurs du bureau Veritas disent avoir accompli leur tâche comme il faut, car l’entreprise a atteint 416 millions d’euros (273 490 880 000 F Cfa) de chiffre d’affaires en 2017.

AIDA DIENE

 

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