Publié le 16 Sep 2020 - 01:08

Faire face aux inondations

 

Des pluies abondantes ont été enregistrées à Dakar et un peu partout dans le pays, occasionnant des inondations dans certaines localités, avec leurs lots de désolation et de tristesse.

Je voudrais, en ces circonstances, exprimer toute ma compassion à l’endroit des nombreuses victimes de ces intempéries qui vivent, en ce moment, des situations extrêmement difficiles, conséquences des changements climatiques, de l’urbanisation galopante et de l’occupation anarchique de certaines localités.

Je m’incline, à la suite du Président de la République, devant la mémoire de ceux qui sont hélas morts des conséquences de ces pluies diluviennes. Qu’Allah, le Tout-miséricordieux, leur accorde son pardon et les accueille en Son saint paradis.

Cette situation déconcertante que vivent nos populations, au lieu d’être une circonstance pour tous les patriotes de ce pays, d’être solidaires et de se serrer les coudes, face à ce drame national, est devenue hélas pour une certaine opposition, une aubaine pour faire de la récupération politique.

Les champions du verbiage creux et de l’autoglorification, se croyant sortis de la cuisse de Jupiter, se sont vite trouvé un terreau fertile de leur gymnastique favorite : la polémique inutile.

Le Sénégal n’a pas l’apanage des inondations, beaucoup de pays sont victimes de ces aléas climatiques, mêmes les grandes puissances de ce monde.

En pareille occurrence, la sagesse recommande de mettre en berne les divergences politiques, les querelles de chapelles, et de s’engager dans une solidarité agissante envers les victimes des inondations. L’heure n’est vraiment pas aux accusations gratuites, ni à la polémique inutile, mais à l’action, à la solidarité autour de l’Etat et de ses différents démembrements impliqués dans la lutte contre les inondations.

Le Gouvernement, il faut avoir le courage de le reconnaitre, a beaucoup fait depuis 2012, dans la recherche de solutions aux récurrentes inondations.

C’est ainsi que, dès son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, son Excellence Macky SALL, a lancé le Plan Décennal de Lutte contre les Inondations (PDCI) d’un montant de 764,5 milliards de FCFA.

Ce montant, qui fait fantasmer beaucoup de membres de l’opposition, est en réalité étalé sur une durée de 10 ans à compter de 2013.

Ce qui laisse aisément comprendre que nous sommes à la 8ème année de ce plan décennal, et par conséquent, les 764,5 milliards, objet de tant de polémique, sont encore en cours d’exécution.

C’est le moment de féliciter le Président de la République, qui a aussitôt déclenché le Plan National d’Organisation des Secours, communément appelé Plan ORSEC, qui fut institué par décret n°93-1288 du 17 novembre 1993. Une enveloppe de 10 milliards a aussi été dégagée par le Président de la République, pour appuyer l’organisation des secours.

Les services concernés sont à pied d’œuvre pour aider les populations à sortir des eaux qui envahissent leurs domiciles.

Que nos divergences politiques ne nous aveuglent pas au point de ne pas reconnaitre les efforts que consent l’Etat depuis plusieurs années déjà.

J’en appelle donc à la pudeur morale, au sens élevé des responsabilités, afin que, tous ensemble, sans considérations politiques, nous puissions prendre à bras-le-corps cette lancinante question des inondations.

Aux jeunes de mon pays, à cette vaillante jeunesse qui s’est toujours distinguée dans l’action, la citoyenneté active, je lance un appel solennel.

Où que vous puissiez être, comme par le passé, répondez toujours présents à l’appel de la Nation. Le pays a besoin de vous plus que jamais. Organisez-vous dans vos quartiers, villages et communes, avec les autorités administratives et locales et les services déconcentrés du Ministère de la Jeunesse pour venir en aide aux populations touchées par ces inondations.

En ce qui me concerne, j’ai engagé mes services, notamment le Service Civique National et la Direction de la Jeunesse et des Activités socio-éducatives, à mettre à la disposition du Plan ORSEC, suffisamment de volontaires et de jeunes des mouvements à foulards.

Ce contingent de jeunes viendra s’ajouter et prêter main forte au dispositif déjà mis en place par le Ministère de l’Intérieur dans le cadre du Plan ORSEC.

La jeunesse, comme à l’accoutumée, prendra ses responsabilités, et montrera avec détermination, combien elle est et restera toujours engagée aux côtés des populations.

Que Dieu bénisse le Sénégal.

PAR MME NÉNÉ FATOUMATA TALL
Ministre de la Jeunesse
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