Publié le 23 Dec 2020 - 18:47
VIOLENCE ET HARCÈLEMENT AU TRAVAIL

Les travailleurs appellent le gouvernement à ratifier la convention 190

 

Les syndicats sénégalais affiliés à l’Internationale des services publics plaident pour la ratification de la convention 190 protégeant les travailleurs contre la violence et le harcèlement. Ils forment, depuis hier, des relais qui devront sensibiliser les bases syndicales.

 

Depuis juin 2019, un instrument juridique international a vu le jour, en vue de combattre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Adoptée par l’Organisation internationale du travail (OIT), la convention 190 s’attaque aux comportements et pratiques ‘’inacceptables’’ causant un dommage d’ordre physique, psychologique, sexuel ou économique. La violence et le harcèlement fondés sur le genre en milieu de travail sont également pris en compte.

Toutefois, le Sénégal n’a pas encore ratifié le document. Dans le but d’inciter le gouvernement à sa ratification et d’accélérer le processus, la Coordination des syndicats affiliés à l’Internationale des services publics (Cosa/ISP) organise, ces 22 et 23 décembre, un atelier d’appropriation de la convention 190 sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail. ‘’Cette session permettra à des personnes relais de s’approprier les techniques et le mécanisme pour porter le plaidoyer et le lobbying, afin de parvenir à la ratification de la convention 190 de l’OIT.

En adoptant cette convention et la recommandation 206, la communauté internationale a clairement fait savoir que la violence et le harcèlement dans le monde du travail ne seront pas tolérés et qu’ils doivent cesser. Les mandants de l’OIT n’ont pas attendu les récentes dénonciations de la violence et du harcèlement dans le monde du travail pour décider qu’une action internationale s’imposait’’, affirme le président de ladite coordination.

Même si cet instrument reconnaît que la violence et le harcèlement touchent, de ‘’manière disproportionnée’’, les femmes, Ndiouga Wade précise que la convention 190 n’exclut pas les hommes. ‘’Au Sénégal, c’est un sujet étouffé. Pourtant, cela existe dans les lieux de travail, mais on n’en parle pas. Je pense qu’il est temps que cela cesse. Crier sur un travailleur, lui imposer des choses indécentes, lui demander des faveurs... tout ceci relève du harcèlement. Désormais, le droit à un monde du travail exempt de violence et de harcèlement est inscrit dans un traité international. Pour la première fois, un cadre clair et commun a été établi et permettra de prévenir et de combattre la violence et le harcèlement dans le monde du travail.

Cela en mettant en œuvre une approche inclusive et intégrée prenant en compte les considérations de genre, car le monde du travail est, par essence, en mutation rapide et les instruments adoptés résisteront à l’épreuve du temps’’, explique-t-il. De son point de vue, les inégalités persistantes et les changements démographiques et technologiques risquent d’aggraver la situation. ‘’Ces actes, poursuit-il, portent atteinte à la dignité humaine et sont incompatibles avec le travail décent et la justice sociale. C’est la raison pour laquelle le mouvement syndical international a fait de la fin de la violence et du harcèlement une priorité pour un monde du travail fondé sur la dignité de la personne et le respect’’.

La convention 190 protège les travailleurs des secteurs public et privé, quel que soit leur statut contractuel, les stagiaires, les travailleurs licenciés, les personnes bénévoles ainsi que celles à la recherche d’un emploi.

EMMANUELLA MARAME FAYE

 

Section: 
COURSES DE CHEVAUX ET D’ÂNES À TOUBA : Le rappel à l’ordre du khalife
LEVÉES DE FONDS POUR BÉBÉS MALADES ET DÉNONCIATION DG DGPJS : Ndella Madior Diouf attendue à la Sûreté urbaine
SAINT-LOUIS : DON DE MOTOPOMPES : Les quartiers inondables soulagés
SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS AU SENEGAL, BURKINA ET MALI : La restauration de rue au cœur des préoccupations
CRISE DE L’ÉLECTRICITÉ Thierno Alassane Sall met en cause la gestion du secteur et écarte la thèse du sabotage
PÉNURIE DE SANG : La Présidence répond à l’appel du CNTS et vise la pérennité
JOURNEE INTERNATIONALE DES LANGUES DES SIGNES : Les chantiers de l'inclusion
RENSEIGNEMENT EXTÉRIEUR : Le Général Souleymane Kandé prend la tête de LA DGRE
COOPÉRATION EURO-AFRICAINE : L’Europe face à l’urgence de repenser son modèle de coopération
AFFAIRE KHADIM BA - TRANSACTION AVEC LA DOUANE : Me Massokhna Kane évoque un accord à un milliard
Marché de Thiaroye
Trafic de drogue
DÉSENCOMBREMENT DES VOIES PUBLIQUES : Makhtar Cissé veut briser le cycle du recommencement
RETOUR DES DELESTAGES : De l'électricité dans l'air
Détournement de mineure
GRÂCE PRÉSIDENTIELLE : 984 détenus bénéficient d’une grâce exceptionnelle
ME MOUSSA SARR A LA CONFERENCE DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : « L’autorité de la justice réside aussi dans son effectivité »
LITIGE FONCIER À KEUR MOUSSA : 22,5 hectares au cœur d’un bras de fer
DÉLESTAGES - SORTIE DU DG DE SENELEC À LA RTS Senelec promet un retour à la normale jeudi
Trafic de produits psychotropes