Publié le 28 Dec 2020 - 15:41
REMOUS A L’ASBEF

Aïda Soumaré Diop et Myriam Makéba Mingou soldent leurs comptes à la barre 

 

L’ancienne trésorière de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef) a été jugée jeudi à la barre du tribunal de grande instance de Dakar. Elle est poursuivie pour escroquerie portant sur 100 millions de francs CFA et entrave au libre exercice du travail, usurpation de titre et voies de fait. 

 

Aïda Soumaré Diop a comparu jeudi à la barre du tribunal de grande instance de Dakar. Ex-trésorière nationale de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef), elle est poursuivie pour escroquerie portant sur 100 millions de francs CFA. En plus de ce chef, il lui est également reproché les faits d’entrave au libre exercice du travail, d’usurpation de titre et de voies de faits.

Selon la plaignante Myriam Makéba Mingou, la prévenue s’est installée illégalement à la tête de la structure. A l’en croire, en janvier 2020, après avoir chassé des patients, la prévenue a intimé l’ordre au personnel de quitter les lieux. Mais, au prétoire, Aïda Soumaré a balayé d’un revers de main toutes ces accusations.

Dès l’entame de ses propos, elle a précisé : ‘’J’ai été nommée en décembre 2019 par les volontaires, à l’issue d'une assemblée générale. Tous les actes posés ce jour-là ont été consignés par l'huissier.’’

‘’La crise a été créée par Myriam Makéba Mingou qui, recrutée en 2018, n'a pas voulu partir, lorsque son contrat est arrivé à terme en 2019’’, narre-t-elle. Poursuivant ses déclarations, elle souligne que l’ancienne directrice de l’association, n’étant plus légitime, a été priée de quitter les lieux en présence de l’huissier. Sur l’escroquerie qui lui est imputée, elle s’est lavée à grande eau et a accablé la partie civile. A l’en croire, celle-ci a commis des malversations. D’ailleurs, elle renseigne qu’elle fait l’objet d’une procédure qui est pendante devant la justice.

La partie civile n’ayant pas répondu à la convocation, son conseil, Me Moïse Ndior, l’a représentée. Dans sa plaidoirie, la robe noire a soutenu : ‘’Les employés faisaient tout ce qu'ils voulaient et la directrice a voulu y mettre fin. C’est là que tout a commencé, car on a tenté de lui mettre les bâtons dans les roues.’’ L’avocat de souligner que la prévenue n’a pas qualité à diriger l’association, car elle n'a pas prouvé son appartenance à l’Asbef. Pour les intérêts civils, Me Ndior a réclamé la somme de 100 millions de F CFA pour le compte de l’Asbef. 

A la suite du représentant du ministère public qui a requis l’application de la loi pénale, les avocats de la défense ont sollicité que leur cliente soit renvoyée des fins de la poursuite. Selon Me Ousseynou Gaye, c’est la partie civile qui a commis des malversations qui lui ont valu une inculpation par le doyen des juges. ‘’Aucune décision judiciaire n'a remis en cause la désignation d’Aïda Soumaré Diop’’, a plaidé Me Gaye. Dans la même veine, son confrère Me Khalilou Sèye a trouvé que la procédure est dilatoire, vexatoire et abusive. Ainsi, pour dédommager leur cliente, ils ont réclamé la somme de 20 millions de F CFA. 

L’affaire mise en délibéré, le tribunal rendra sa décision le 13 janvier prochain.

AMINATA DIALLO 

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