Publié le 25 Jan 2024 - 13:15
PRÉSIDENTIELLE -  “ÉLIMINATION” DE KARIM WADE

L’UJTL dénonce et menace

 

Au cours d’un point de presse tenu au siège du PDS, l’Union des jeunesses travaillistes libérales (UJTL) a dénoncé avec véhémence “l'éviction” de Karim Wade de la liste officielle des candidats à la Présidentielle de 2024.

 

La mise à l'écart de Karim Meissa Wade du processus électoral fait toujours jaser au Parti démocratique sénégalais. Cette fois, c'est l’Union des jeunesses travaillistes libérales (UJTL) qui monte au créneau.

Selon cette composante du PDS, le Premier ministre est le principal instigateur de la “liquidation” de Karim en plein processus électoral. “Le Premier ministre lui-même, de connivence avec le Conseil constitutionnel, a usé de manœuvres pas catholiques pour écarter Karim Meissa Wade de la course. Sa mise à l'écart pour le motif de la double nationalité n'est qu'un prétexte pour évincer un candidat très sérieux”, a déclaré le secrétaire général de l’UJTL, Franck Daddy Diatta.

Il argumente : “Karim Wade, né binational, n'a jamais revendiqué sa nationalité française. Il a consenti d'énormes peines et sacrifices pour participer à la construction d'un Sénégal nouveau. Pour se mettre en règle vis-à-vis de l'article 28 de la Constitution, il a aussi procédé à toutes les formalités de renonciation de sa nationalité française depuis 2018. La déclaration de perte du 26 octobre 2023 attestée par le consul de l'ambassade de France au Qatar confirme bien la nationalité française comme prévu par la loi française”.

En gros, l'UJTL exige la réintégration de Karim Wade sur les listes des candidats, invite la direction du parti à user de tous les recours possibles pour que cette réintégration soit effective.

Dans la déclaration, les jeunesses travaillistes disent “renouveler leur solidarité au président Wade et lui manifester un soutien indéfectible tout en l'invitant à rentrer au pays afin de mener la résistance face à ce complot”.

Ces jeunes n'ont pas manqué de hausser le ton, allant même jusqu'à menacer la tenue de l'échéance électorale du 25 février. “Notre candidat prendra part à la Présidentielle d'une manière ou d'une autre. Sinon, pas d'élection. La participation de Karim Wade est non négociable. Dans les jours à venir, nous mènerons les actions nécessaires pour faire entendre raison au Conseil constitutionnel afin que cette énième forfaiture à l'endroit du président Karim Meissa Wade soit corrigée”.

Mamadou DIOP

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