Publié le 23 Apr 2024 - 19:36
APRES LA SUSPENSION DES ACTIVITÉS DES PARTIS POLITIQUES AU MALI  

La cour suprême saisie d’un recours en annulation du décret présidentiel

 

Dans un communiqué rendu public, les partis, regroupements de partis et organisations de la société civile du Mali signataires de la déclaration dite du 31 mars 2024 ont saisi la Cour suprême ce lundi aux fins d’annulation du décret présidentiel « tyrannique et liberticide » du 10 avril courant suspendant les activités des partis politiques et mouvements à caractère politique.

Le recours en annulation de ce décret présidentiel a été introduite par « un pool d’avocats constitué pour la cause ». Les parties signataires se sont en outre félicitées du respect du mot d’ordre relatif à la non-participation au dialogue inter-maliens initié par les autorités en place. « Ce dialogue qui était censé être un cadre fédérateur de toutes les forces vives de la Nation, afin d’identifier les sources des crises qui secouent le pays, de prévenir et gérer les conflits en valorisant des mécanismes de gestion endogène, s’est révélé être un piège politique, au regard de son déroulement, de ses conclusions et du contexte d’exclusion crée en amont, à dessein », indique la source. Selon elles, « aucune manœuvre ne les fera reculer dans le combat pour la liberté, la démocratie et le bien-être des Maliens ».

Un décret présidentiel du mercredi 10 avril 2024 pris par le chef du pouvoir de transition malienne, le Colonel Asimi Goita, a suspendu toutes les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations. Selon le gouvernement, cette mesure participe à créer les conditions pré-requises devant être réalisées pour mener des activités majeures de la Transition, en particulier le Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale. Le lendemain, la Haute autorité de la communication (HAC) a invité tous les médias audio-visuels, la presse écrite et la presse en ligne, d’arrêter toute diffusion et publication de leurs activités.  Depuis le mois de décembre 2023, cinq associations dont la Coordination des mouvements et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko et l’Observatoire pour les élections ont déjà été suspendues par les autorités de la transition. Les réactions de la communauté internationale et des organisations de défenses des droits humains contre le pouvoir de transition malienne se sont multipliées, invitant la junte à rapporter cette décision controversée impopulaire.

Malamine CISSE

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