Publié le 16 Oct 2012 - 20:29
HÔTELS ET RESIDENCES DE SALY

 L'Etat court derrière 200 milliards de francs Cfa dus à la Sapco

 

Plus de 200 milliards de francs Cfa, c'est la somme que les hôteliers doivent à l'Etat du Sénégal. Pour savoir comment cette dette a été contractée, il faut pister les redevances que les hôteliers doivent verser à la Société d'Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones Touristiques du Sénégal (Sapco).

 

Comment se fait-il que des hôtels et résidences qui fonctionnent, ne soient pas en mesure de payer les redevances dues à l'Etat, alors qu'ils occupent des sites sous...location ? Et pourquoi malgré le fait qu'ils ne paient pas, on continue à leur assurer le bail sur les sites qu'ils occupent ? Le mystère ne devrait pas tarder à être percé.

 

Ce d'autant plus que l'arrêté du 2 octobre, portant résiliation du bail approuvé suivant acte administratif en date du 17 juillet 1978, au profit de la Sapco, sur un terrain formant un lot de 577 hectares 17 ares 50 centiares, situé dans le secteur de Saly Portudal, impose aux structures qui veulent bénéficier d'un titre foncier en lieu et place du bail, de payer d'abord leurs dettes.

 

C'est dire que les hôteliers ont le couteau à la gorge. Il faut aussi dire que le retrait du bail à la Sapco a créé de véritables effets collatéraux à plusieurs niveaux, négatifs comme positifs. Beaucoup d'entrepreneurs dans le secteur du Tourisme, qui avaient abandonné leur business, commencent à se reconnecter sur la place de Saly.

 

Et des affaires comme celle qui oppose depuis plusieurs années la société Amsa Assurances à Savana, portant sur 7 hectares de terres, remontent à la surface. Des affaires sur lesquelles nous reviendrons dans nos prochaines éditions.

 

 

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