Publié le 1 Aug 2025 - 15:27
EN PRISON DEPUIS 2022 POUR VIOL EN RÉUNION ET DÉTOURNEMENT DE MINEURE

Modou Ndiaye et Abdou Diouf bénéficient d’une liberté provisoire

 

Modou Ndiaye et Abdou Diouf ont comparu devant la barre de la Chambre criminelle pour viol en réunion et détournement de mineure sur une jeune fille de 17 ans, en 2022. Alors que la victime maintient ses accusations, les prévenus contestent les faits, invoquant une relation consentie. Le parquet réclame l’application de la loi, tandis que la défense demande la relaxe. Délibéré fixé au 16 septembre.  

 

La plainte remonte à 2022, mais l’affaire a resurgi avec force devant les juges. Kh. Faye, aujourd’hui majeure, accuse Modou Ndiaye et Abdou Diouf de l’avoir violée à deux reprises dans une chambre de la cité Bissap, à Dakar.

Selon son témoignage, les deux hommes l’auraient attirée de force, menacée et filmée pour l’empêcher de parler. ‘’Abdou a couvert ma bouche, Modou m’a déshabillée. Ils m’ont montré la vidéo pour me faire taire’’, a-t-elle déclaré, expliquant n’avoir révélé les faits qu’après la découverte de sa grossesse.  

À l’opposé, les accusés balayent ces allégations. Modou Ndiaye reconnaît un rapport sexuel, mais insiste sur le consentement de la jeune fille. ‘’Elle est venue chez moi volontairement. J’ai même dit qu’Abdou le prendrait mal, mais elle a assuré que ce serait secret’’, a-t-il déclaré.

Abdou Diouf, né en 2003, admet une relation amoureuse éphémère, mais nie toute violence : ‘’Je ne savais pas qu’elle était mineure. Nos rapports étaient consentis.’’

L’enquête relève des variations dans les déclarations de la plaignante, notamment sur la date à laquelle la vidéo aurait été filmée. La défense en a tiré argument pour contester sa crédibilité, soulignant aussi l’absence de preuve formelle de sa minorité au moment des faits. L’avocat des accusés a plaidé l’acquittement, fustigeant ‘’une accusation sans fondement matériel’’.  

Le parquet, en revanche, a requis des poursuites pour ‘’viol en réunion et détournement de mineure’’,  soulignant la gravité des faits.

Malgré tout, le tribunal a ordonné une mise en liberté provisoire des deux hommes, en attendant le délibéré qui est fixé au 16 septembre 2025.

 MAGUETTE NDAO

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