Moussa Baldé refuse de se présenter à l’audition du 16 octobre

Moussa Baldé ne se présentera pas devant la commission d’enquête parlementaire sur le programme « Un étudiant, un ordinateur », le vendredi 16 octobre. Dans une lettre adressée à son président, le député El Hadji Gueye, l’ancien ministre estime que les conditions nécessaires à son audition ne sont pas réunies. Il répond ainsi à une convocation datée du 8 octobre.
« Je vous prie, en conséquence, de prendre acte de ma décision de ne pas participer à l’audition prévue le 16 octobre 2026 », écrit le professeur titulaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, également président du Conseil départemental de Kolda.
Tout en affirmant son respect pour l’Assemblée nationale et sa mission de contrôle, Moussa Baldé considère que l’échange doit être préparé dans des conditions permettant des réponses « précises, documentées et utiles ». Selon lui, la convocation ne fournit pas les indications nécessaires à cette préparation.
« Votre lettre ne précise ni les faits particuliers sur lesquels vous souhaitez m’entendre, ni les marchés concernés, ni les actes ou décisions appelant des éclaircissements », reproche-t-il au président de la commission.
Pour appuyer sa position, Moussa Baldé invoque l’article 53 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, dont il cite la disposition selon laquelle les commissions d’enquête sont formées pour « recueillir des éléments d’information sur des faits déterminés ». Il juge la formulation de sa convocation contraire à cette exigence et estime qu’elle ne lui permet pas de cerner suffisamment l’objet de l’audition.
L’ancien ministre conteste également la référence à d’« éventuels dysfonctionnements ». À ses yeux, cette mention accentue l’imprécision de la demande, faute d’indications sur leur nature ou sur les pièces susceptibles de les étayer.
Il demande donc que la commission identifie les faits à éclaircir et lui communique, avant l’audition, les documents sur lesquels reposent ses interrogations. Ces éléments permettraient, soutient-il, un échange « rigoureux et utile ».
Moussa Baldé soulève un second désaccord concernant les pièces qu’il lui est demandé d’apporter. Selon sa lettre, la commission souhaite qu’il se munisse de rapports, de notes et de correspondances relatifs à la supervision et au contrôle du programme.
L’ancien ministre rappelle que ces documents ont été établis ou reçus dans l’exercice de fonctions ministérielles. À ce titre, affirme-t-il, ils appartiennent à l’État et sont conservés dans les archives des services compétents.
« Je n’en suis ni le propriétaire ni le dépositaire à titre personnel », souligne-t-il. Il invite ainsi la commission à solliciter leur communication auprès des administrations qui en assurent la garde.
Sur la base de ces objections, Moussa Baldé conclut que « les éléments nécessaires à un échange utile et documenté ne sont pas réunis ». Sa lettre annonce un refus de participer à l’audition du 16 octobre, sans proposer de nouvelle date.






