Publié le 15 May 2013 - 05:30
ABDOU AZIZ TALL, DÉLÉGUÉ À LA RÉFORME DE L'ÉTAT

''Il n’y a plus'' de Dg qui gagne plus de 5 millions

Le Délégué général à la réforme de l’État et à l’assistance technique, Abdou Aziz Tall, a tenu à recadrer le débat sur l’augmentation des salaires de certains directeurs généraux d'entité publique et parapublique. En conférence de presse hier, l’ancien directeur de la LONASE apporte ses précisions : ''Il n’y a aucun directeur qui perçoit plus de 5 millions.''

 

Il n’y a plus un directeur général d’agence ou de structure assimilée qui gagne un salaire de plus de 5 millions francs Cfa. Et cela, depuis la décision du président Macky Sall de plafonner les salaires des DG. La précision est du Délégué général à la réforme de l’État et à l’assistance technique (DREAT), Abdou Aziz Tall.

 

''Il n’y a effectivement plus d’agences où normalement le directeur gagne plus de 5 millions au regard de l’application du décret pris par le chef de l’État. Au regard de l’application de ce texte, s’il y a quelque part une agence ou structure assimilée où l’on gagne plus de 5 millions, c’est une violation du décret'', a déclaré M. Tall qui était hier face à la presse pour partager les orientations stratégiques de la DREAT en matière de réforme administrative. D'après lui, les 5 millions constituent un ''salaire net et pas un sou de plus'', a-t-il martelé.

 

Ainsi, après le ministre chargé de la promotion de la Bonne gouvernance, Abdou Latif Coulibaly, c'est au tour de M. Tall de démentir les accusations à propos des salaires et privilèges de certains directeurs généraux. Au contraire, a affirmé Abdou Aziz Tall, l’État aurait même fait des économies substantielles grâce à la réduction des salaires dans certaines directions et entités. ''La seule certitude est que cet effort de rationalisation permettra à l’État de faire des économies substantielles. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu d’économie dans la mesure où dans toutes ces structures, à l’exception d’une seule, le salaire dépasse 5 millions'', a insisté M. Tall. A l'en croire, ''pour le mois précédent, l’État a fait 30 millions d’économie et, pour toute l’année, il pourra faire plus de 300 millions d’économie''.

 

Et d'ajouter : ''Sur la moitié des structures visitées, nous avons constaté à la fin du mois qui a précédé la prise de ce décret, qu’il y a eu au moins près de 30% de baisse de salaire, correspondant à un niveau de 27 à 30 millions (…) Certains ont même perdu 2/3 de leur salaire depuis le décret du président de la République.''

 

Trois axes de réforme

 

Par ailleurs, à l’occasion de cette conférence de presse, la Délégation générale à la réforme de l’État et à l’assistance technique a annoncé trois axes majeurs en cours ''pour apporter plus de cohérence aux réformes prévues dans l’administration publique. Il s’agit de la rénovation de l’organisation administrative ; de l’amélioration de la qualité de la gestion publique ; l’amélioration de la qualité des services rendus aux usagers.

 

''De 2000 à 2012, le Sénégal était marqué par une multiplication des départements ministériels ainsi qu’une prolifération des agences. L’administration sénégalaise semblait hypertrophiée, banalisée, démystifiée et désacralisée'', a déploré Abdou Aziz Tall. Selon lui, pour la mise en place d’une administration moderne et la restauration d’un État efficient, la DREAT va entamer un chantier de réformes avec une réorganisation et un audit des différents ministères et une rationalisation de toutes les agences estimées à plus de 65.

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

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