Publié le 3 Jul 2026 - 16:24
DECENTRALISATION ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE  

Vers un « consensus des territoires » 

 

Économie, gouvernance locale et aménagement : le gouvernement et les élus locaux accordent leurs violons pour faire des pôles territoriaux les nouveaux moteurs de la transformation nationale.

 

Le Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio a vibré ce jeudi 2 juillet 2026 au rythme de la refondation territoriale. Sous la présidence du chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, s'est ouverte la rencontre nationale avec les exécutifs territoriaux. Un rendez-vous crucial qui marque un tournant dans la gestion locale avec la présentation des réformes majeures autour des pôles territoires et de l’Acte IV de la décentralisation.

Portées par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, ces réformes ambitionnent d’arrimer l'action locale à l’agenda national, en conciliant développement économique, local et territorial.

Un consensus historique pour la transformation nationale

L'heure est donc à l'union sacrée entre l'État central et les collectivités. Lors de sa présentation, le ministre a mis en lumière les points essentiels de convergence stabilisés au cours des concertations menées en amont avec les exécutifs territoriaux. Pour Moussa Balla Fofana, les résultats de ce dialogue permettent de franchir une étape décisive : « Aujourd’hui, on peut parler d’un consensus des territoires pour le développement »

Le ministre a fermement insisté sur le rôle stratégique des collectivités dans la vision globale de l'exécutif, rappelant que, « effectivement, la décentralisation et la territorialité sont des instruments de localisation et de territorialisation de l’agenda national de transformation ».

Grâce à cette démarche inclusive, les principaux obstacles méthodologiques et politiques semblent avoir été surmontés. Le ministre s'est ainsi félicité que les défis d’identifier les limites de l’Acte III et de pouvoir identifier les innovations de l’Acte IV, les défis de pouvoir faire des pôles territoires des moteurs de croissance et de développement et le défi de la co-construction aient pu être relevés.

S'adressant au président de la République, il a ajouté : « C’est ce qui nous vaut aujourd’hui ces points de convergence qui constituent le consensus des territoires. Et aujourd’hui, après votre discours, nous allons pouvoir finaliser et toujours, dans un esprit de collaboration, proposer des textes finaux pour notre réforme ».

Quinze axes et huit innovations pour redessiner le terroir

Sur le plan technique, la nouvelle architecture de l’Acte IV de la décentralisation repose sur quinze axes de réformes minutieusement discutés avec l'ensemble des parties prenantes. De ces échanges approfondis ont émergé quatre grands piliers fondamentaux. Il s'agit en premier lieu de la nécessité de moderniser la gouvernance locale et de proposer une architecture territoriale conforme avec les objectifs nationaux. À cela s'ajoute l'impératif d'améliorer le financement des collectivités, notamment par la mise en place d'une fiscalité locale bien prise en compte dans la politique fiscale globale. Enfin, la réforme met l'accent sur le renforcement de l’ingénierie territoriale ainsi que sur la promotion du développement local, du développement territorial et de la valorisation des ressources.

En conclusion, la tutelle a donné le ton des étapes à venir, assurant que ces quinze axes débattus et ces quatre points majeurs identifiés forment le socle de huit innovations majeures. Ce sont précisément ces leviers inédits qui, selon le ministère, vont permettre « aujourd’hui de lancer le développement depuis nos territoires ». Le cap est désormais fixé.

MAMADOU DIOP 

Section: 
SENEGAL DIGITAL FACTORY : Un nouveau pas vers la souveraineté technologique
Ageroute Sénégal- Gallo Bâ prend les commandes
5E EDITION DES JOURNEES DU MEDICAMENT : Les pharmaciens plaident pour la souveraineté pharmaceutique du Sénégal
SINDIA : Thiafoura et ses environs veulent bâtir un système alimentaire territorial durable
SIAQ-DAKAR 2026 : Le Sénégal mise sur l’aquaculture pour soutenir sa souveraineté alimentaire
JOURNÉE MONDIALE DES ENSEIGNANTS : Former et protéger les enseignants face aux mutations du métier
CODE PÉTROLIER La proposition des députés déclarée irrecevable
ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ : 998 milliards de FCFA d’engagements annoncés
DEPUIS SA CRÉATION EN 2021 : L’Onrac a recouvré plus de 50 milliards de francs CFA
COUPURES INTEMPESTIVES DE COURANT À KAOLACK : Le commerce et l’artisanat affectés
AUTONOMISATION DES FEMMES À THIÈS : Babacar Diop lance une offensive financière
SENELEC – YAAKAAR TERANGA – BP... : Abdourahmane Diouf carte sur table
Fonsis
DÉPENSES MONDIALES DE RECHERCHE, IA : Elles vont atteindre 3 400 milliards de dollars, cette année
APPROVISIONNEMENT EN EAU DURANT LES JOJ : Le COJOJ, la SEN’EAU et la SONES se donnent la main
SAINT LOUIS : TRANSITION ÉNERGÉTIQUE JUSTE (JET) : Faire de l'électricité un véritable levier de production
ARCOP – ENVIRONNEMENT : La commande publique fait sa mue
COOPERATION UNIVERSITAIRE EN AFRIQUE DE L'OUEST : Les recteurs appellent à l'action et à la diplomatie scientifique
DR MAMADOU NDIAYE (CONSULTANT EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE) "Le papier journal, c'est de l'encre et peut être extrêmement dangereux pour la santé"
DIOMAYE À NEW YORK : Une diplomatie active confrontée à une contrainte économique majeure