Publié le 23 Oct 2013 - 00:25
CONCERTATIONS SUR LA DECENTRALISATION

Le PDS et ses alliés font grincer déjà la machine

 

 

Aucune décision qui sortirait des concertations sur l'Acte 3 de la décentralisation ne liera le Pds et ses alliés qui réclament «le respect scrupuleux du calendrier républicain».

 

Ils ne mettront pas les pieds, ce matin, ni plus tard sans doute, à la Salle des Banquets de la Présidence de la République. Le Parti démocratique sénégalais et l'ensemble des partis membres de la «Coalition patriotique Booloo taxawu askan wi» ont en effet décidé de boycotter les concertations sur l'acte 3 de la décentralisation qui débutent aujourd'hui sous la présidence du chef de l'Etat. L'annonce émane d'un communiqué de presse rendu public hier par la Conférence des leaders de ladite coalition.

Certains de ses membres ayant été invités ce week-end par le ministre de l'Intérieur «pour une rencontre avec le président de la République mardi 22 octobre 2013 à 16 heures», la coalition d'opposition livre un certain nombre de clarifications. Pour elle, si le chef de l'Etat «veut rencontrer les partis de l'opposition, il doit leur adresser, en tant qu'institution, une correspondance à cet effet dûment signée de sa main», précise le communiqué. «Nous sommes d'autant plus fondés à nous étonner de cette démarche que (…) le Président Sall n'a jamais rencontré l'opposition en dépit des difficultés nombreuses et sérieuses que le pays a traversées et traverse encore.»

Deuxième niveau de clarification du Pds et alliés : «l'importance capitale que revêt la question de la décentralisation nous amène à nous interroger sur le caractère précipité de l'initiative.» Ensuite, poursuit le communiqué, «(...) aucun document n'accompagne la lettre du ministre de l'Intérieur pour permettre aux partis de s'imprégner de la position du gouvernement sur la décentralisation».

Rejetant cet «agenda unilatéral que le pouvoir imposerait sous le vocable de dialogue avec l'opposition», la coalition patriotique rappelle qu'elle aussi a ses «préoccupations qui sont, entre autres, celles liées aux libertés publiques et à l'Etat de droit sérieusement malmenés dans notre pays».

C'est pourquoi sa «conviction est faite que Macky Sall ne semble pas encore prêt à dialoguer avec l'opposition», d'où son choix de «poursuivre la lutte légitime» jusqu'à l'ouverture d'un «vrai dialogue franc et inclusif qui seul est à même de libérer les énergies du pays qui sont en dormance depuis si longtemps et dont les conséquences sur l'économie sont vécues par tous et partout».

 

 

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