Publié le 26 Jun 2012 - 12:41
CONTESTATION CONTRE OUSMANE TANOR DIENG

Barthélémy Dias s'oppose à Malick Noël Seck

Les jeunes socialistes sont plus que jamais divisés à propos du maintien de leur secrétaire général à la tête du parti. Mais pour Dias, c'est au congrès de trancher l'avenir de Tanor Dieng.

 

Barthélémy Dias, leader du Mouvement national des jeunesses socialistes (MNJS), s'est démarqué de la sortie au vitriol de son ami Malick Noël Seck qui réclame la démission d'Ousmane Tanor Dieng de la tête du Parti socialiste (Ps.) Même s’il dit «respecter la position» du leader de Convergence socialiste, M. Dias a affirmé qu’il «ne partage pas son opinion» pour des raisons de démarche. «Malick Noël Seck est un frère de parti, mais il n’a jamais posé le débat (sur la succession au Ps) au niveau des Jeunesses socialistes dont il est le secrétaire général chargé de la mobilisation», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue hier à la Maison du parti.

 

Pour lui, Seck aurait dû saisir le Bureau politique de la question, qui, à son tour, saisirait le Comité central pour convoquer un congrès. Toutefois, le maire de Mermoz-Sacré-cœur assure que le leader du PS respectera ses engagements tenus avant la présidentielle. «Ousmane Tanor Dieng avait dit que cette élection 2012 était sa dernière, cela ne signifiant pas qu'il quitte la politique», a rappelé Dias. Mbodji Diouf, secrétaire général adjoint du MNJS, s'est voulu plus précis en annonçant que le prochain congrès aura lieu après les législatives.

 

Pour l'heure, c'est un appel qui est lancé aux alliés de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) pour «intensifier la campagne électorale». L'objectif est d'«inciter les Sénégalais à parachever l’alternance le 1er juillet 2012» en donnant une «majorité confortable» au président Macky Sall. Pour les Jeunesses socialistes, ce ne sera pas un blanc-seing au chef de l'Etat. «Nous mettrons toute la pression qu’il faut, et nous n’hésiterons pas à dénoncer tout manquement vis-à-vis du devoir républicain», a averti Youssouf Mbow, membre du MNJS. Y compris la question du mandat du président de la République. «Macky Sall doit rester ferme sur ses engagements, en refusant des compromissions. (…). Le M23 restera mobilisé et va lui montrer que le peuple est encore là», a ajouté Barthélémy Dias.

 

En effet, le MNJS veut «réconcilier le peuple avec son Parlement», en favorisant un «nouveau type de député» à «l’écoute de son mandataire». Pour les Jeunesses socialistes, «c’est un mensonge grossier de faire croire aux Sénégalais que la cohabitation est une voie royale qui peut mener au développement». L'occasion de mettre en garde «Abdoulaye Wade et ses lampistes contre toute tentative de déstabilisation du pays», tout en exhortant le nouveau régime à aller «jusqu’au bout» des enquêtes sur l’enrichissement illicite.

DAOUDA GBAYA

 

 

Section: 
IRRECEVABILITÉ DE LA PROPOSITION : Les avertissements de Me Moussa Sarr
PROMULGATION DE LA CONSTITUTION La nouvelle fatwa de Sonko
PARTI SOCIALISTE : Aminata Mbengue Ndiaye suspend toutes les réunions au siège du parti
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements