Publié le 13 Feb 2013 - 18:15
CONTRÔLE DES VOITURES

 Le Centre technique entend mettre un frein à la tricherie

L’affaire de détournements et de trafics, qui a récemment pollué le Centre contrôle technique des véhicules automobiles (CCTVA), a fait sortir sa direction de son mutisme. Elle met notamment en garde contre les tricheurs.

 

Les responsables du Centre de contrôle technique des véhicules automobiles (CCTVA) sortent de leur réserve. Suite à des tentatives de détournements et de corruption d'agents du centre, déjouées, le directeur du CCTVA, Oumar Thiam, et le directeur du Conseil exécutif des transports urbains (Cetud), Alioune Thiam ont tenu hier un point de presse pour annoncer les nouvelles dispositions prises pour parer à toute autre velléité de trafics. Puisque c'est arrivé avec un réseau de fabricants de faux hologrammes démantelé par la gendarmerie, et l'implication de deux travailleurs du centre dans une affaire de corruption.

 

''Ceux qui étaient impliqués et qui étaient des employés du centre, un chauffeur et un contrôleur, ont été licenciés. La mesure immédiate prise était de les licencier. L’autre élément qui était à l’extérieur du centre, on l’a traduit devant la gendarmerie'', a renseigné le chargé de la communication du CCTVA, Ahmadou Gaye. ''Aujourd’hui, les usagers doivent comprendre que le contrôle technique des véhicules a changé et que les pratiques délictuelles de falsification et de tricherie, aussi sophistiquées soient-elles, ne sont plus opérantes'', a-t-il soutenu.

 

43% de défaillances sur le freinage

 

Par ailleurs, le Centre a fait un bilan à mi-parcours de ses opérations, informant que depuis son démarrage, le 11 juin 2012, 72 956 véhicules ont été contrôlés ''dont 15 754 ont été obligés de repasser pour une contre-visite''. Et, même si le centre n’a pas été installé pour une question d’argent, a souligné le DG, il a fait environ 400 millions F Cfa de recettes en 9 mois d'exercice.

 

En fait, le contrôle technique des véhicules s'intéresse à trois éléments : les freins, la direction et l’éclairage. ''Il suffit juste d’avoir un freinage, un éclairage et une bonne direction pour réussir son contrôle. Un véhicule qui ne peut plus réunir ces trois éléments peut disparaître. Nous ne sommes pas là pour les faire disparaître, mais il faut que nous prenions nos responsabilités'', a avisé Oumar Thiam. A en croire Ahmadou Gaye, ''parmi les défauts constatés, on note 9 398 cas pour le freinage, 7 172 pour la direction et 5 408 pour l’éclairage''. En valeur relative, le freinage représente 43% des défaillances. ''43% des véhicules contrôlés n’ont pas de frein, cela montre la gravité de la situation'', a commenté M. Gaye, indiquant que ''pour voir l’évolution des choses, il faut une étude par rapport à la situation antérieure pour voir l’impact du CCTVA''.

 

Selon son DG, la priorité reste l’extension du centre à Dakar et dans les autres régions du pays. Car pour l'heure, seuls les véhicules immatriculés DK et TT sont obligés de passer la visite technique dans ce centre d'un coût d'installation de 3 milliards 200 millions F Cfa financé par le Fonds nordique de développement (FND). Sa mise en place répond aux dispositions de l’UEMOA visant à terme à harmoniser les dispositions de contrôle technique automobile applicables dans les États membres.

 

''Pour les autres véhicules immatriculés dans les autres régions, ils feront la visite technique au niveau des services régionaux des transports jusqu’à ce que des centres soient érigés dans ces localités'', d'après M. Gaye. Mais ce serait pour bientôt, à en croire les responsables du projet.

 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

 

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