L’avis de l'économiste Pape Abdoulaye Seck

Selon l'économiste Pape Abdoulaye Seck, le regroupement des ministères de l'économie, du plan et des finances peut s'analyser sous un angle de cohérence et d'harmonisation des logiciels et outils d'évaluation des opérations financières entre les différentes directions stratégiques. À en croire l'ancien conseiller chargé de l'économie et des finances à la Cellule des grands projets de la Présidence de la République sous le Président Abdoulaye Wade, cette approche permet aussi une meilleure coordination et planification des interventions et échanges avec les partenaires.
Ce ministère confié à Cheikh Diba constitue, à son avis, un signal fort aux marchés financiers et à tous nos partenaires sur la stabilité et la continuité des engagements envers eux. Aussi, dit-il, le fait de nommer Monsieur Al Aminou Lo, ancien Directeur de la BCEAO Sénégal, comme Premier ministre renforce l'idée d'une volonté de rapprochement avec les partenaires techniques tels que le FMI et la Banque mondiale.
En somme, selon ses dires, l'économie est érigée en super priorité et confiée à des techniciens très au fait des réalités internationales. Concernant la question du blocage des financements du Fonds monétaire international (FMI) dans notre pays, il se dit très optimiste quant à un déblocage de la situation à travers ce nouveau ministère en charge des questions économiques.
« Oui, bien sûr. Cela était perceptible dans les déclarations du Président à Nairobi et plus tard dans celles du Premier ministre fraîchement nommé. Donc, cette réorganisation technique et des ressources humaines constitue un pas de plus vers une convergence avec lesdits partenaires. Ce qui est, à mon avis, une excellente chose pour soulager les finances publiques et relancer l'économie nationale dans toutes ses dimensions, notamment l'agriculture, les BTP, le transport, les services et les PME-PMI », a-t-il dit.
BACHIR KANE






