Publié le 3 Nov 2021 - 21:53
COP26

Un sommet spécial, pour des engagements concrets

 

Après l’Accord de Paris en 2015, la 26e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (Cop26) se présente comme celle des décisions concrètes.

 

La métropole écossaise, Glasgow, accueille, du 1er au 12 novembre 2021 la 26e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (Cop26). Retardée d’une année par la pandémie de coronavirus, cette édition présente une particularité : elle arrive à un moment où le monde a fait l’expérience de la réduction drastique de la production industrielle mondiale due à ‘’l’arrêt’’ de l’économie, suite aux différents confinements mis en place au plus fort de la Covid-19. Les émissions de CO2 d'origine fossile ont connu une baisse record de 7 % en 2020, soit 2,4 milliards de tonnes, liée aux mesures de confinement, selon le bilan annuel du Global Carbon Project (GCP) publié vendredi. Au plus fort du confinement au printemps, elles ont chuté d'environ 17 % par rapport à 2019.

La conférence de Glasgow est aussi importante, car elle constitue la première occasion de faire un bilan sur les accords de Paris, en 2015, lors de la Cop21. Un accord historique avait permis à 195 Etats de limiter à 2°C le réchauffement planétaire par rapport à 1850. Il va même un peu plus loin, en ajoutant que les efforts des Etats doivent s'intensifier pour espérer limiter l'augmentation généralisée des températures à 1,5°C.

D’autres décisions importantes ont concerné la création d’un fonds pour le climat doté de 1 000 milliards de dollars destiné à la lutte contre les effets du réchauffement climatique et l’investissement dans des énergies propres. Également, les pays développés doivent débloquer, chaque année, 100 milliards de dollars à destination de leurs homologues en développement dès 2020, pour les aider dans leur transition. Ce montant est un plancher qui sera amené à augmenter par la suite.   

La journée d’hier à laquelle ont participé les chefs d’Etat, a permis aux Africains de taper sur la table pour la réalisation de ces engagements. L'Afrique n'a reçu que 70 à 80 % des 100 milliards de dollars par an promis pour 2020 par les pays riches, pour lui permettre de s'adapter aux événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents qu'elle subit, à cause d'un réchauffement climatique qu'elle n'a pas créé. Ce montant, largement composé de prêts et non de dons, pourrait n'être atteint qu'en 2023, et il est jugé largement insuffisant.

Les États africains refusent, par ailleurs, de renoncer au développement économique. Le besoin de compensation pour service environnemental rendu, si on leur demande de ne plus exploiter leurs forêts ou leurs gisements d'hydrocarbures, afin d'atténuer le réchauffement climatique mondial, a été relevé. Dimanche, le président nigérien, Mohamed Bazoum, lors de son passage, retenait : ’’Les pays pauvres comme les nôtres, qui n’ont aucune responsabilité dans le dérèglement climatique, sont aujourd’hui ceux qui paient le tribut le plus lourd au consumérisme promu par un modèle de développement, qui a fait peu cas des peuples et générations futures. Je voudrais lancer un appel aux pays émetteurs à respecter leurs engagements vis-à-vis des pays en développement’’.

Hier, le président du Malawi, Lazarus McCarthy Chakwera, a directement pointé du doigt la responsabilité historique des pays développés, avant de leur adresser : ‘’Maintenant, il faut réparer.’’

L. DIOUF  

 

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