Publié le 15 Apr 2015 - 05:29
COTE D’IVOIRE

uattara refuse tout nouveau transfert devant la CPI

 

En Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara affiche sa fermeté. A l’occasion d’une rencontre, ce week-end, avec certains représentants des familles des victimes, il a martelé que tous les criminels s’étant livrés à des exactions pendant la crise post-électorale de 2010-2011 dans le pays seraient jugés en Côte d’Ivoire. Un discours qu’il a voulu clair et net, refusant ainsi tout nouveau transfèrement à la Cour pénale internationale (CPI).

Ce dimanche, face aux victimes, le chef de l’Etat ivoirien a pris un ton solennel et définitif pour dire que dorénavant, c’est la justice ivoirienne et elle seule qui jugerait les crimes commis pendant la période 2010-2011. Cette crise, rappelons-le, a fait au moins 3 000 morts de part et d’autre des deux camps ennemis.

« Je trouve inadmissible que ces personnes qui ont tué, qui ont brûlé des gens, qui ont violé des femmes, se conduisent aujourd’hui comme s’ils étaient des anges, comme s’ils n’avaient rien fait. Ce n’est pas acceptable. […] Nous allons continuer de juger ceux qui ont commis ces crimes et ils doivent être jugés en Côte d’Ivoire. Personne n’ira à la CPI », a déclaré le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.

La Côte d’Ivoire a la capacité de juger tout auteur de crimes de sang ou de génocide pour lesquels la Cour pénale internationale veut voir Simone Gbagbo transférée à la Haye. Dimanche, le président Ouattara a dit de nouveau son refus d’obtempérer.

A signaler enfin qu’Alassane Ouattara a invité les pro-Gbagbo à demander « pardon » à leur victime pour ce qu'ils ont fait. Faute de quoi, il n'y aurait pas de grâce présidentielle.

Les avocats des condamnés que nous venons de contacter se sont étonnés de cette condition. De quelle manière envisagent-ils de demander « pardon » ? Comment organiser une telle catharsis ?, s’interrogent-t-ils, avant d’ajouter, en guise de réponse, que ce pardon, cette réconciliation nationale, c’était à la Commission, dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) de l’assumer.

(Rfi.fr)

 

Section: 
RANCE : Patrick Bruel mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel
GOUVERNANCE EN AFRIQUE : L’exemple béninois
SECRETARIAT GENERAL DES NATIONS UNIES Macky Sall décline sa feuille de route pour réformer l'ONU
ONU : Macky Sall n’est pas le seul candidat sans le soutien de son pays
FAYE-MACRON À NAIROBI : La diplomatie du réel
SOMMET FRANCE-AFRIQUE À NAIROBI : Le secteur privé africain interpelle sur la mobilisation des ressources et le financement des économies
SOMMET FRANCE - AFRIQUE : Un virage vers les anglophones
AFRICA FORWARD : L’Afrique se rassemble au Kenya pour partager avec la France
CRISE AU MALI : On a retrouvé Goïta, mais le régime vacille toujours
ESCALADE TERRORISTE AU MALI Dakar fait Bloc derrière Bamako
SECRETARIAT GENERAL DES NATIONS UNIES : Macky Sall décline sa vision
MACKY SALL EN ROUTE POUR L’ONU : Après le grand oral, les choses sérieuses
SEMAINE DE L’AMICALE MAURITANIE-SÉNÉGAL : L’intégration par les peuples
DIASPORA SÉNÉGALAISE AU CANADA EN ALERTE Des retards de passeports qui inquiètent fortement la communauté
GUERRES ET DÉSTABILISATION DU MONDE Sonko accuse Donald Trump
COMPÉTITION SPATIALE INTERNATIONALE DAUST offre la victoire au Sénégal
CANDIDATURE POUR LE SECRETARIAT GENERAL DE L’ONU : Macky Sall avance ses pions
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES : L'Union africaine met Dakar dos au mur
LOI DE DURCISSEMENT CONTRE L'HOMOSEXUALITE : Le Sénégal au cœur d’un bras de fer diplomatique sans précédent
FRANCE / MUNICIPALES 2026 Ce que le vote français dit à l’Afrique