Publié le 3 May 2021 - 17:29
FETE DU TRAVAIL

Le Sames demande la réforme de la DPM et de la PNA

 

Présentant ses doléances le 1er Mai, à l’occasion de la Fête du travail, le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) a souhaité une accélération de la réforme de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (DNA) et celle de la Direction de la pharmacie et des médicaments(DPM). Dans le dessein de permettre à ces structures de jouer pleinement leur rôle, qui est celui de rendre disponibles les médicaments en tout temps et de lutter contre le trafic des faux médicaments.

 Dans un communiqué parvenu hier à ‘’EnQuête’’, le   Sames   magnifie   les   efforts   des   pharmaciens   de   la   Pharmacie nationale d’approvisionnement(PNA) et ceux de   la Direction   de   la   pharmacie et   des médicaments (DPM) dans la disponibilité des médicaments et la lutte contre les faux médicaments. Le  Sames rappelle l’importance  stratégique  du  secteur  de  la  santé  et  la nécessité  de  maintenir  un  dialogue permanent  avec les  partenaires  sociaux du secteur qui peuvent, sans complaisance, détecter les menaces et éclairer les décisions de l’autorité. C’est pourquoi le chef de l’Etat devrait leur prêter une oreille attentive.

Concernant les structures de santé, le Sames souligne que l’absence d’équipements adaptés et de ressources humaines  adéquates peut réellement mettre en  péril  la santé et la sécurité des populations. ‘’La maladie à Covid-19 a fini de rappeler que la nécessité de disposer d’un système de  santé  bien  équipé  et respectant  les  normes est  une  question  de  souveraineté nationale’’.

C’est pourquoi il demande à l’Etat du Sénégal de privilégier le financement de la santé, l’octroi de bourses de spécialisation et le recrutement d’agents de santé.

Pour les syndicalistes, la santé des populations du Sénégal se fera avec les médecins, pharmaciens   et   chirurgiens-dentistes. Ainsi,   il demande aux professionnels de la santé de s’armer de courage et de détermination au service des populations.

La mise aux normes de nos structures de santé doit être une priorité de l’Etat du Sénégal, rappelle le Sames dans le cadre des engagements pris dans le protocole signé en 2014. Notamment en ce qui concerne le système de rémunération, les parcelles à usage d’habitation et une rémunération digne qui garantit le maintien des agents dans le secteur public et pour assurer un climat social serein.

Au ministère de la Santé et de l’Action sociale, la gestion démocratique des ressources humaines reste un point d’achoppement récurrent. Le  Sames  soutient dans leurs luttes les  techniciens  supérieurs  de  la  santé  qui constituent des membres incontournables des services, de même que  les assistants-infirmiers laissés à eux-mêmes, après leur   formation, victimes d’ostracisme  dans   les recrutements.

VIVIANE DIATTA

 

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