Publié le 15 Feb 2016 - 11:56
FOURNITURE D’ÉLECTRICITÉ

La Senelec veut mailler son réseau de distribution et de transport

 

La Senelec travaille sur la distribution et le transport de l’électricité vers les consommateurs. Pour cela, il faut des installations adaptées. Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall et le Directeur de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé ont visité hier les postes de Dakar-ville, de l’université, de l’aéroport et des Maristes.

 

Le poste de Dakar-ville se trouve en plein centre de la capitale sénégalaise. C’est à partir de ce centre que se fait la distribution de l’électricité en direction des hôpitaux, des agences et autres directions et sociétés. Il se trouve en face de la Bicis. C’est par ce centre qu’a commencé hier la visite du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, en compagnie du Directeur général de la Senelec et de ses agents pour voir l’état des installations de la société. L’espace est bien sécurisé. ‘’Défense d’ouvrir cette cellule tant que les conducteurs qu’elle contient sont sous-tension.’’ Ce message qui est visible partout sur les portes soigneusement fermées alerte sur le risque à ouvrir si le poste est en marche. 

Les agents de la Senelec qui sont au cœur du système expliquent au ministre Thierno Alassane Sall et aux journalistes le rôle de cette cellule dans le processus de transport de l’électricité vers les consommateurs. Soudain, les échanges sont rendus quasi inaudibles par le bruit assourdissant des moteurs qui, après quelques secondes, s’arrêtent. Toutefois, même si cette résonance dérange pour les visiteurs, il ne l’est pas pour autant pour les travailleurs de la Société nationale d’électricité. Le poste de Dakar-ville, selon le secrétaire général de la Senelec Abdoulaye Dia, est alimenté par trois sources : les postes de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, ceux de Bel-Air et de Hann.

Suppression de certains centres

Grâce à ces différents postes, la Senelec travaille à augmenter son réseau de distribution et de transport d’électricité. Le transport joue un rôle essentiel dans le processus de fourniture d’électricité, selon Thierno Alassane Sall. C’est ce qui justifie la réalisation du poste qui se trouve logé dans l’enceinte du campus social de l’Université Cheikh Anta Diop. Ce centre qui est l’œuvre des Chinois a une capacité de 90 kilos volt. Avant le démarrage de ce poste, explique le directeur du transport de la Senelec Moussa Ndiaye, la zone de Fann, Point E était la partie où il y avait le plus de pannes.

Mais même si des interruptions existent toujours, elles sont devenues moins nombreuses. Cette centrale poursuit, M. Ndiaye, est une première expérience en Afrique de l’Ouest. Le poste de l’aéroport qui a été la troisième étape de la visite de la délégation ministérielle a les mêmes équipements que celui de l’Ucad. L’objectif visé par ces installations est, d’après M. Dia, l’amélioration de la qualité de service avec une électricité suffisante et à bon prix. Dans son plan d’actions prioritaires, la Senelec veut sécuriser et rentabiliser ces installations. Ainsi, le Secrétaire général annonce la disparition de tous les centres qui fonctionnent à perte. Ils sont une vingtaine et concernent notamment, Tambacounda, Ziguinchor, Kolda… Ces centres seront bientôt éteints et remplacés par d’autres beaucoup plus efficaces. M. Dia se projette déjà dans le long terme. Pour lui, la Senelec doit anticiper sur la demande potentielle d’électricité qui, dans les années à venir, risque d’exploser.

Cependant, les projets de la Senelec se heurtent souvent aux exigences des procédures des marchés. Les appels d’offres, même s’ils restent un gage de transparence, ralentissent souvent les opérations de la Senelec quand il s’agit de rechanger des pièces… Ces longues procédures n’arrangent pas la Senelec, s’offusque le secrétaire général. Le même constat est fait par le ministre de l’Énergie Thierno Alassane Sall qui pense que le système d’exploitation de la Senelec n’est pas compatible avec certaines règles. Pour cela, il plaide pour des ententes directes dans les cas d’urgences. ‘’L’efficacité, c’est quand il y a une coupure chez Senelec ou une indisponibilité d’un système, qu’on puisse le remettre en marche le plus rapidement possible’’, souhaite le ministre. 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

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