Publié le 3 Dec 2013 - 04:05
LE BALLET BÉJART À DAKAR

 La parole aux corps !

 

Trois (3) tableaux auxquels on ne prêtera qu’un (1) adjectif : ‘’exceptionnels’’. Voici, en peu de mots, ce qu’il y a à retenir de la prestation du ballet Béjart Lausanne, au Grand Théâtre de Dakar, ce week-end. La troupe était venue présenter ‘’Boléro’’, ‘’Syncope’’ et ‘’Dionysos’’, à la mémoire de ce défunt chorégraphe tant attaché à notre pays.

 

 

C’est certainement un goût qui s’acquiert. Le ballet, plus que tout autre discipline inhérente à l’expression du corps, fait en effet appel à une disposition (ou, peut-être, une ‘’sensibilité’’?) Particulière chez son public : celle de voir le beau mais, surtout, au-delà.

 

Quand, entre le spectateur et l’artiste, une connexion est néanmoins forgée, vient alors quelque chose que l’on ne peut apparenter qu’à l’expérience d’une transcendance… La prestation du Ballet Béjart Lausanne au Grand théâtre de Dakar fait partie de ce genre de vécu.

Les (3) tableaux ainsi présentés, à savoir ‘’Dionysos’’, ‘’Syncope’’ et ‘’Boléro’’, n’étaient pas seulement à propos de danse… Ils trouvaient leur plein sens dans la notion de composition avec des ambiances lumineuses, des éléments de décor, des costumes et une rythmique coupés au couteau.

Le geste, ainsi, s’inscrit dans un contexte, au lieu d’évoluer avec celui-ci en retrait, cela afin d’atteindre, au-delà de la perfection esthétique, l’émotion pure et débordante d’une joie de danser indéniable.

Une émotion, encore, qui a su se transmettre au public, l’entraînant dans une narration inédite et insoupçonnée dont les temps forts étaient modulés par des notes tantôt circonvolues, tantôt frémissantes.

C’est donc d’ivresse, d’obsession et d’amour, le grand Amour, qu’il était question dans un spectacle décliné avec une élégance infinie et une envie communicative.

Un instant de grâce

En marge du spectacle, était prévue une exposition d’arts plastiques intitulée ''Les cimaises du Grand Théâtre''. Sous le thème de la danse, cette dernière est l’œuvre du peintre Kalidou Kassé qui a réuni d’éminents artistes et des néophytes. À visiter du 29 novembre 2013 au 29 janvier 2014.

Sophiane Bengeloun

 

 

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