Publié le 25 Jun 2024 - 11:19
Niger

Un groupe politico-militaire enlève le préfet de Bilma et exige la libération de l’ex-président Bazoum

 

Alors que la junte nigérienne avait confirmé l'enlèvement vendredi 21 juin du préfet de Bilma et de sa délégation, cette même attaque a été revendiquée samedi 22 juin par le Front patriotique pour la justice (FPJ). Ce groupe politico-militaire, dont c'est la première action connue, diffère du Front patriotique pour la libération (FPL), qui a saboté dimanche 16 juin un pipeline acheminant du pétrole brut vers le Bénin. Cependant, tous deux ont la même demande : la libération de l’ex-président Mohamed Bazoum.

Ils sont désormais deux groupes armés et politiques à réclamer la libération de l'ex-président Mohamed Bazoum et à enchainer les actions coups de poing au Niger. Un nouveau groupe politico-militaire, jusqu'ici inconnu au Niger, a ainsi fait son apparition. Le Front patriotique pour la justice (FPJ), dirigé par Mahamat Tori, jusqu'ici inconnu, a revendiqué l'attaque du convoi et l'enlèvement du préfet de Bilma, le commandant Amadou Torda, ainsi que de toute son équipe de sécurité. L'attaque s'est déroulée à Dirkou, dans le nord-est du pays.

Dans un communiqué rendu public samedi 22 juin, le FPJ affirme que les affrontements ont entraîné la mort de deux soldats nigériens, d'un membre du front ainsi que l'arrestation de cinq personnes : le préfet, le commandant de brigade de la gendarmerie et ses subalternes. Cette attaque, selon Mahamat Tori, vise à restaurer le système démocratique au Niger, ainsi que la libération de l'ex-président détenu par la junte. « Nous continuerons cette lutte jusqu’à la libération du président Mohamed Bazoum », a annoncé Tori. 

C'est le second mouvement d'opposition armé à émerger, après le Front patriotique pour la libération (FPL) de Mahmoud Sallah, qui a saboté un pipeline de la société chinoise Wapco, le 16 juin. Les deux mouvements ont une cause commune : tous deux revendiquent la libération du président Mohamed Bazoum.

De son côté, la junte militaire confirme l'attaque et le kidnapping du préfet : « malgré une résistance héroïque où ils ont été submergés », explique le ministre de l’Intérieur qui fait part de sa compassion aux otages et à leurs familles.

Au Niger, ces revendications font tache d'huile, semble-t-il sur un terrain favorable : la jeunesse nigérienne voit la richesse jaillir des sous-sols de la zone pétrolifère du Kawar sans pour autant en ressentir les bénéfices dans leur vie quotidienne.

RFI.FR

Section: 
SÉANCE PLÉNIÈRE DU PARLEMENT DE LA CEDEAO : Guy Marius Sagna, le député antisystème 
FORTES TENSIONS ET RISQUES DE CONFLIT ENTRE LA CÔTE D'IVOIRE ET LE BURKINA FASO : Les raisons de l’escalade
Israël/Palestine : La Cour internationale de justice estime que l’occupation des territoires palestiniens par Israël depuis 1967 est « illégale »
Burkina : L'ex-dirigeant Damiba critique l'«aveuglement» de son tombeur Ibrahim Traoré, selon «Jeune Afrique»
DIEYNABA DIOP - PORTE-PAROLE DU PARTI SOCIALISTE : Première Franco-Sénégalaise députée
INTÉGRATION AFRICAINE : La ‘’teranga’’ gabonaise à Dakar  
COLONEL ABDOU AZIZ NDAW : ‘’La politisation de notre diplomatie est regrettable’’
ACTIVISTES GUINÉENS ARRÊTÉS
LEGISLATIVES EN FRANCE : La Pen de Bardella
Les défis de l'Alliance des États du Sahel (AES) et l'avenir de la libre circulation en Afrique de l'Ouest
CEDEAO/AES : Duel des sommets entre Abuja et les juntes militaires
Guerre à Gaza : Israël envoie une délégation à Doha pour négocier la libération des otages
Législatives en France : Fin du dépôt des candidatures, plus de 210 désistements pour éviter des triangulaires
Présidentielle en Mauritanie : Mohamed Ould Ghazouani réélu, selon les résultats provisoires officiels
FRANCE - ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : L'extrême droite aux portes de Matignon, Macron désavoué
DES SUITES DE TORTURES : L’ancien chef de l’armée guinéenne meurt en prison
Trois semaines de tensions intercoréennes.
BURKINA-MALI-NIGER : La répression pour masquer l’échec
Burkina Faso : « enlèvement » de l’oncle et ancien compagnon de lutte de Thomas Sankara
En devenant producteur de pétrole, « le Sénégal va avoir plus des marges de manœuvre pour transformer son économie »