Publié le 14 Sep 2013 - 17:15
OUSSEYNOU NIANG DIALLO, CHEF DU SERVICE DEPARTEMENTAL DE L’ELEVAGE DE DAKAR :

 ‘’Notre préoccupation est de renforcer notre effectif’’

 

C’est quoi l’abattage clandestin pour vous ?

L’abattage clandestin consiste à abattre un animal sans un contrôle vétérinaire. Tout animal abattu sans un seul contrôle vétérinaire est qualifié d’abattage clandestin. J’affirme qu’un dispositif est mis en place pour identifier la viande qui provient de Rufisque. Si toutefois il nous arrive de détecter une viande non contrôlée, nous faisons une saisie de la viande, mais la loi n’a encore prévu aucune sanction par rapport à cela. A la veille de la Korité, nous avons saisi une valeur de 188 millions de francs Cfa en viande.

 

Pourquoi votre département peine-t-il à assurer un contrôle adéquat ?

Nous avons un ultime défi. Après ma prise de fonction, nous avons commencé à essayer de connaître les gens qui vendent la viande, et ça se passe toujours comme ça. Après cela, nous allons vérifier la provenance de la viande. Tous les jours, du lundi au jeudi, nous sommes sur le terrain à faire le contrôle dans l’ensemble des marchés de Dakar qui sont au nombre de 25. Mais en ce moment, notre seul souci est que nous ne sommes pas nombreux, nous sommes au nombre de 5 : moi-même l’inspecteur, et quatre autres agents. Sachant que nous devons faire le tour des dibiteries, des boucheries, des vendeurs ambulants qui utilisent les chariots etc. Dans le département de Pikine, il y a 2 agents, de même qu’à Guédiawaye et 3 à Rufisque. Au total, les agents des services vétérinaires ne font pas plus de 200. Et je signale que nous contrôlons toutes les denrées alimentaires d’origine animale, à savoir lait, œuf, lait caillé, poulet etc. Pour résoudre le problème, un travail est en train d’être fait pour renforcer l’effectif, car le ministère procède à des recrutements.

 

Comment se passe le contrôle sur ces différents sites ?

Nous sommes souvent en casquette et Lacoste blanc sur le marché, c’est pour cela que nous ne sommes pas connus. Après ces deux phases, nous contrôlons les vendeurs de viande pour voir s’ils sont bien portants, s’ils sont autorisés à vendre la viande, s’ils manipulent bien la viande, le matériel utilisé, le lieu, leur comportement et autre. Il y a aussi un autre problème, relatif à l’envahissement du marché par des viandes qui viennent de Rufisque, un lieu avec lequel nous avons des difficultés dans l’identification des viandes qui viennent de là-bas. 

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