Publié le 12 Nov 2013 - 05:11
PHILIPPINES

Exsangues après Haiyan, les Philippins se préparent à affronter une nouvelle tempête

REUTERS/Leo Solinap
 

 

Le super typhon Haiyan balaie l’Asie du sud-est. Après les Philippines, il est remonté vers les côtes vietnamiennes et devrait s'éteindre dans le sud de la Chine. Encore beaucoup de confusion ce lundi matin. On parle de 10 000 morts et de centaines de milliers de déplacés. Sur place, les secour commencent à affluer et à s'organiser, malgré d'énormes difficultés de circulation et et communication. L'état d'urgence a été déclaré dans la zone sinistrée pour éviter les vols et pillages alors qu'une nouvelle dépression tropicale sur la région est annoncée.

 

Le sentiment qui prédomine à Cébu est un sentiment de chaos. Ces zones dévastées, ces centaines de familles qui ont fui la côte et attendent dans l'angoisse des nouvelles de leurs proches, l'aide internationale qui tarde à arriver... tout cela nourrit le sentiment de chaos.

A Cebu se trouve l'aéroport le plus proche de la ville sinistrée, Tacloban à quelque trente minutes de vol, et les gens y affluent dans l'espoir d'un embarquement. On raconte que les premiers vols commerciaux vont reprendre mais les avions ne peuvent pas atterrir à toute heure. Ainsi, une fois la nuit tombée, il ne peut y avoir de rotations car la piste a été endommagée.

Du côté de l’aide internationale, le chef du contingent militaire de l’armée à Cebu était un peu évasif. Il nous a confié que les premiers avions américains pourraient être attendus demain ou peut-être après-demain. L'attente est extrêmement longue pour les populations civiles affamées et désemparées.

Une dépression tropicale est annoncée

Les gens ont faim et volent de quoi manger pour survivre aussi l'état d'urgence a été proclamé dans les régions sinistrées. Il y a de graves problèmes de sécurité. On sent que les autorités sont dépassées par l’ampleur de la catastrophe. Le gouvernement et l’armée avaient certes anticipé en déplaçant les populations mais la violence des éléments les a pris de cours. Leurs prévisions ont été largement dépassées. On peut s'attendre à un alourdissement du bilan des pertes humaines.

La tragédie n’en finit pas. Rappelons que cette zone a été touchée par un grave séisme, il y a moins d’un mois, qui a fait plus de 100 morts. Et la tragédie continue, comme si le sort continuait de s’acharner sur cette région - autre sentiment qui domine les esprits ici -, une dépression tropicale (située un cran en-dessous dans le classement des cyclones tropicaux) s’annonce à son tour sur la région.

(RFI)

 

 

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