Publié le 27 Aug 2019 - 10:42
PROPOS GRACE PRESIDENTIELLE

La Ccr appuie Macky, l’opposition fustige

 

Suite et pas fin de l’épisode ‘’Grâce présidentielle’’. Il pourrait miner une bonne tenue du dialogue national. La Convergence des cadres républicains (Ccr) a sorti un communiqué, hier, pour mettre les points sur les ‘‘i’’. La structure estime que la clémence du chef de l’Etat envers Khalifa Sall ne saurait conditionner la tenue de ces pourparlers que le président appelle de tous ses vœux. ‘‘Il est essentiel de s’entendre sur le fait que la mise en œuvre de la grâce présidentielle ne saurait être une condition ou un élément des termes de référence du dialogue national’’, écrivent les responsables de la Ccr, hier.

Un communiqué des cadres républicains qui appuie la sortie de Macky Sall sur les ondes de la Rfi, affirmant la prérogative exclusive du président de la République à accorder la grâce pour détendre la tension politique. ‘‘D’abord, la décrispation ne saurait être réduite à une dimension de grâce. La grâce est un pouvoir constitutionnel du président de la République. Ça ne dépend que de lui, et de lui tout seul, et de son appréciation (...) Le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai comme j’ai eu à le faire’’, avait-il déclaré dans une interview, samedi, sur la radio française.

Une volée de critiques s’est abattue sur le chef de l’Etat, lui reprochant sa communication maladroite et son emprise indéniable sur le jeu politique. La Ccr est montée au créneau et ‘‘souligne toute la pertinence des propos du chef de l’Etat, car la grâce, un élément de la politique pénale du Sénégal, est une prérogative constitutionnelle discrétionnaire du président de la République. Le président l’accorde ou ne l’accorde pas à sa seule appréciation. Elle n’est toutefois pas une réhabilitation de la personne condamnée, car elle n’efface point la condamnation pénale’’, défendent les cadres républicains.

Des pétitions de la société civile et une pression des acteurs politiques ont récemment posé le débat sur l’élargissement du maire révoqué de Dakar, Khalifa Sall, condamné en 2018 à 5 ans de prison par le tribunal de grande instance de Dakar dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la ville de Dakar. Si des collaborateurs du détenu, Cheikh Guèye et Moussa Tine, ont regretté les propos du président, son allié de taille, Barthélémy Dias, a tout simplement appelé à boycotter le dialogue national. ‘‘J’invite encore ceux qui en l’état de droit à quitter la table du dialogue politique pour dénoncer cette vulgaire agression contre la liberté et la démocratie’’, a avancé le maire de Sacré-Cœur Mermoz sur sa page Facebook.

 

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