Publié le 13 Jan 2012 - 15:32
RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE EN CASAMANCE

Selon le Parti socialiste, ''Wade a abdiqué''

 

''Tragique''. C'est ainsi que le Parti socialiste qualifie l'escalade de la violence qui a cours en Casamance depuis plusieurs jours, soldée pour l'instant par la mort de plus d'une dizaine de militaires victimes d'attaques attribuées au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).

 

Les socialistes, qui étaient en Bureau politique hier, imputent l'entière responsabilité des ''tueries'' au gouvernement libéral et condamnent la ''stratégie du pourrissement mise en branle par Wade'' dans la gestion du dossier, mais qui, ''malheureusement, se fait au détriment des populations et de nos soldats''.

 

Au pire, Ousmane Tanor Dieng et ses camarades soupçonnent même que ''ces hommes qui attaquent les populations et nos soldats soient les mêmes que ceux que Wade a enrichis et engraissés pendant tout le temps qu'il a pensé pouvoir résoudre cette crise au moyen de l'argent.''

 

 

Préoccupé par un ''règlement durable et juste'' de la crise en Casamance, le Parti socialiste estime qu'il faut, auparavant, en cerner ''les vrais facteurs et les vraies origines.'' ''En 1999, lorsque le Ps était aux affaires, nous avions pu obtenir avec le président Diouf un accord de cessez-le-feu, la désignation de parties garantes à travers la Gambie et la Guinée-Bissau et des négociations devaient être engagées'', rappelle Babacar Thioye Ba, porte-parole du jour. Mais dès son arrivée au pouvoir, regrettent-ils, Wade a tout mis de côté au profit de ses propres initiatives.

 

 

A la veille du ''Congrès du peuple'' prévu demain, les socialistes ont pris la ferme volonté d'y prendre part en tant que membres à part entière du Mouvement du 23 Juin. Selon Thioye Ba, l'appel est lancé pour une vaste mobilisation afin que ''tous les citoyens sénégalais attachés à la démocratie et aux valeurs républicaines se joignent à eux pour montrer à Wade que sa candidature ne passera pas parce qu'elle n'est pas conforme à la loi''.

 

 

 

A propos de l'autre congrès, celui de l'investiture du président de la République comme candidat en février 2012, le Ps souligne qu'il ''ressemble de plus en plus à un chant du cygne et qu'en fait, au lieu d'un congrès d'investiture, ses alliés seraient bien inspirés de lui organiser un pot d'adieu parce que dans tous les cas, il ne sera pas candidat à la présidentielle''.

 

 

Assane MBAYE

 

 

 

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