Publié le 29 Oct 2015 - 20:24
REFORME HYDRAULIQUE- GESTION DES FORAGES

Les privés mis en selle

 

« Avant octobre 2013, ce sont les Asufor (Associations des forages ruraux) qui géraient tout le patrimoine de l’Etat, de même que les produits de l’exploitation. Maintenant, nous sommes dans une logique de confier la gestion des forages à des privés sur des périmètres très importants », a révélé hier» Lansana  Gagni  Sakho, directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), au cours d’un atelier qui a regroupé à Thiès, les acteurs du secteur. Selon le Dg, la réflexion consiste à voir ce que vont devenir les Asufor, avec la réforme de l’hydraulique. 

‘’L’objectif, dit-il, c’est de repositionner le rôle des Asufor’’. Dans la mesure où cette réforme a été motivée par trois constats importants. « Le premier, c’est que la qualité  de l’eau pose problème dans certaines parties du pays, parce que les Asufor n’ont pas la technicité et la capacité de la gérer. Le deuxième concerne les discontinuités dans l’approvisionnement en eau, puisqu’il y a  beaucoup de ruptures dans l’approvisionnement. Le troisième  point concerne le manque d’homogénéité. Dans certaines parties du pays, le prix est à 200 F Cfa le m3. Alors que dans d’autres, le prix est fixé à  700 F Cfa. Il faut arriver à réguler le système, afin d’avoir des prix cohérents, mais aussi en phase avec le pouvoir d’achat des populations. » 

Ainsi, l’Office  des forages ruraux (Ofor) a décidé de  déléguer  tout ce qui est exploitation et distribution à des privés. Ceux-ci devront respecter les trois piliers de la réforme hydraulique. C'est-à-dire une eau de qualité, de manière continue, à un prix raisonnable. L’autre aspect est de repositionner le rôle des Asufor qui géraient tout le patrimoine de l’Etat ainsi que les produits d’exploitation.   

En milieu rural, on paye l’eau plus  cher,  alors que  le  pouvoir d’achat y  est  moins  élevé. « Face à cela, les Asufor vont se charger de défendre les intérêts  des consommateurs à la base et c’est aussi l’occasion pour nous de nous défaire d’un poids de gestion qui est dans un système très complexe », souligne Rehana Fall, responsable du suivi-évaluation.  A l’en croire, les Asufor  vont vraiment se positionner pour bien  représenter les usagers du monde rural.  

 

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