Publié le 31 Jan 2013 - 18:15
ENGAGEMENT DES DIAMBARS AU MALI

 Le Pds invite le gouvernement à une séance de clarifications

 

La participation des militaires sénégalais à la guerre au Mali est jugée assez sérieuse par le Parti démocratique sénégalais (PDS) pour que le gouvernement vienne s'expliquer devant la Représentation nationale.

 

Comme l'y autorise le Règlement intérieur, le groupe parlementaire des Libéraux et Démocrates du Parti démocratique sénégalais (PDS) a déposé sur la table du président de l'Assemblée nationale une question d'actualité relative à la crie malienne et à l'engagement des soldats sénégalais aux côtés des troupes françaises et africaines. La porteuse en est le député Aïda Mbodj, en sa qualité de présidente de la Commission technique Défense et Sécurité.

 

Adressés au ministre des Forces armées, les questionnements d'Aïda Mbodj concernent le statut des Diambars dans le conflit et la chaîne de commandement à laquelle ils devront se soumettre, leur niveau d'engagement, la composition et le profil des soldats. En outre, la question du maire du député-maire de Bambey s'intéresse à «la durée probable de leur présence au front», de même qu'aux «objectifs précis assignés à la mission.» Pour Mme Mbodj, il est également important que dans cette situation de crise, la diplomatie sénégalaise explique à la Représentation nationale «les mesures prises pour renforcer la sécurité intérieure afin de contenir toutes velléités de représailles terroristes dont la menace plane plus que jamais sur notre pays».

 

Parallèlement aux options militaires arrêtées par la France, le gouvernement de transition malien et les pays de la Cedeao, la parlementaire sénégalaise souhaite par ailleurs être éclairée sur «les initiatives prises» par le Sénégal pour un «bon accompagnement diplomatique des opérations militaires et pour s'assurer du soutien financier, logistique et politique constant des pays africains et de la communauté internationale».

 

A un autre niveau, la question d'actualité du Pds s'en prend à la procédure empruntée par le président de la République pour mettre en œuvre la participation du Sénégal à la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) issue de la résolution 2085 du 20 décembre 2012 du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Sans doute, écrit le député Aïda Mbodj, «le président de la République, usant d'une prérogative que lui offre la Constitution en son article 79», a informé le Parlement. «Toutefois, (ce) Parlement n'a jamais eu l'occasion de débattre avec le gouvernement sur la question. Il faut le regretter, surtout dans une démocratie représentative», indique Mme Mbodj. Selon elle, «la gouvernance vertueuse» à laquelle appelle le chef de l'Etat «implique (également) que le Parlement puisse contrôler efficacement toutes les activités du gouvernement (…) selon des objectifs fixés en amont et dont la représentation nationale est tenue informée...»

 

Le domaine des questions écrites est traité par l'article 92 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale en session ordinaire. Pour la question d'actualité, «une réponse est apportée par le Premier ministre ou un membre du gouvernement» à travers la Conférence des présidents qui «détermine les modalités d'organisation de ces séances».

 

MOMAR DIENG

 

 

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