Publié le 3 Sep 2013 - 03:00
EXPROPRIATION FONCIÈRE À TIVAOUANE PEULH

Les 50 hectares de l’institut El Mozdaïr braquent les propriétaires

 

 

900 propriétaires et attributaires de terres à Tivaouane Peulh ont manifesté leur colère dimanche. Constitués en collectif, ils ont organisé une marche et un sit-in pour dénoncer l'expropriation dont ils se disent victimes.

 

 

Après une visite du site, les 900 propriétaires et attributaires de terres à Tivaouane Peulh sont revenus sur le fond du problème. D'emblée, le chargé des affaires juridiques du collectif, Yankhoba né Jean Louis Roger, a indiqué que les documents brandits par les personnes à l’origine du litige foncier reposent sur du faux. ''La plupart d’entre nous ont, soit des actes de session, soit des délibérations ou encore des baux. A notre grande surprise, nous avons trouvé sur le terrain, depuis le mois de mai, un institut dénommé Mozdaïr qui dit être propriétaire de 50 hectares, grâce un bail accordé par la commission de contrôle des opérations domaniales''. Selon le juriste, ''cette commission n’a aucun pouvoir de donner. Sa seule prérogative est de contrôler''.

Pis, le chargé des affaires juridiques souligne que l’institut Mozdaïr nage sur du faux, dans la mesure où ''leur bail n’a pas respecté les normes''. Selon Jean Louis Roger, avant de donner un bail, il faut s’adresser au préfet, pour voir si les terrains convoités sont mis en valeur. ''Nous avons, dit-il, commencé à valoriser la terre, depuis 2005, 2006. Dans un cas pareil, c’est celui qui la met en valeur qui en est propriétaire''. L'erreur de l'institut Mozdair, dit-il, a été de suivre le circuit administratif normal, tout en oubliant de venir sur le terrain voir. ''L’institut a eu un bail flottant sur Tivaouane Peulh, sur le projet Global village qui n’a jamais vu le jour'', a ajouté le propriétaire. D'ailleurs, il a fait remarquer qu’en donnant un bail, l’État le fait pour des projets d’utilité publique, alors que dans le cas de Mozdaïr, les populations elles-mêmes ne s’y retrouvent pas, parce qu’en réalité, c’est une société immobilière.

 

Des baux délivrés entre les deux tours de la présidentielle 2012

Les membres du collectif des attributaires et propriétaires de Tivaouane Peulh n'ont aucune envie de céder. Leur président Cheikhna Harris fait noter que les terrains leur ont été légalement attribués par la communauté rurale, sur la base de délibération, avec l’aval du sous-préfet. ''Certains ont acheté leur terrain, depuis 98 et d’autres en 96''. Selon Cheikhna Harris, le plus grave dans cette affaire, c'est que ''les baux qui créent tous ces problèmes, ont été établis entre les deux tours de la dernière élection présidentielle. Les gens ont commencé à venir petit à petit. Ils ont lancé un ballon de sonde, avec l’institut Mozdaïr et la Sipres dont les baux indiquent qu’il n’y a aucun occupant dans la zone. Ce qui est archi-faux''. Le président fait noter que les baux en question n’ont pas été approuvés par la collectivité locale. ''Ils sont en train d’occuper des terrains appartenant à autrui. L’État doit se lever, par le biais du procureur ou d’autres agents de l’État, parce que l’institut occupe illégalement nos terres''. Il renseigne que des habitations ont été démolies sur le site.

Les membres du collectif souhaitent l’arbitrage du chef de l’État, après avoir épuisé toutes les voies de recours avec les autorités compétentes. Car Tivaouane Peulh fait l'objet de beaucoup de convoitises. Outre l’institut Mozdaïr et la Sipres, la gendarmerie nationale et Bara Tall sont annoncés dans la zone.

 

 

Section: 
SÉNÉGAL 2050 - ÉTAT – SECTEUR PRIVÉ : Une alliance scellée autour de 1 195 Milliards FCFA d'investissements
ÉVOLUTION DES PRIX DU COMMERCE EXTÉRIEUR EN JUIN 2026 Entre augmentation des produits importés et stabilité de ceux exportés
SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE : Agriterra veut changer d’échelle avec les coopératives agricoles
DOCTRINE DE PILOTAGE DE “SENEGAL 2050” : Le Ministère de la Fonction Publique veut s’aligner
COOPÉRATION TRANSFRONTALIÈRE EN MATIÈRE D'EAU : Le plaidoyer du ministre Cheikh T. Dieye
Indicateurs économiques de L’ANSD
CARBURANTS : Le Sénégal relève les prix du super et du gasoil
PRÉPARATION LFI 2027 : Un budget sous contrainte
SITUATION DANS LES CHAMPS DANS LA ZONE CENTRE : Les signaux passent au vert
RÉFORME DU CODE DES DOUANES : Le futur texte passe de 429 à 610 articles
Prix à la consommation
RAPPORT ITIE DU PREMIER SEMESTRE 2025 - MINES, PÉTROLE ET GAZ 293,2 milliards de francs CFA de recettes publiques
PROGRAMMATION BUDGÉTAIRE 2027-2029 L’État prévoit 22 132,7 milliards de dépenses sur trois ans
RÉSILIENCE, DÉSENCLAVEMENT ET EMPLOI : La Banque mondiale accorde 220,7 milliards de F CFA au Sénégal
Sénégal / Banque Mondiale
SEN PHARMACIE NATIONALE D'APPROVISIONNEMENT : Les syndicats alertent sur une dette de plus de 28 milliards de F CFA
Visite officielle vice- président Bm au Sénégal
SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS : L’Afrique de l’Ouest face à un défi de santé publique et de développement
MAGAL DE TOUBA 2025 - ÉTUDE Des retombées économiques estimées à 629,6 milliards F CFA
CONFÉRENCE NTA-AFRICA À SALY : L'Afrique veut donner une valeur économique au travail de soins