Publié le 30 Jan 2016 - 01:30
POUR VENIR A BOUT DU VIH, D’ICI 2030

Le Sénégal lance la stratégie « test, treat and retain »

 

Mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2030 est l’ambitieux défi que le Sénégal entend relever, par le biais de la Stratégie nationale « test, treat and retain »  officiellement lancée hier, à Ziguinchor.

 

Malgré les efforts consentis et les acquis enregistrés dans la riposte contre le VIH, l’épidémie demeure une question de santé publique au Sénégal. On estime à 45 000 le nombre de personnes vivant avec le sida. Parmi elles, 24 000 connaissent leur statut sérologique et 16 673 sont sous antirétroviraux (ARV). L’analyse situationnelle montre par ailleurs un gap de 37% dans le dépistage et 49% dans la prise en charge. Pour renverser cette tendance à jamais, le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, s’est engagé sur la voie de l’accélération de la « cadence » afin de mettre fin à l’épidémie du sida. Notamment, dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD), par la mise en œuvre d’une stratégie nationale dénommée «TATARSEN». Autrement, «tester, traiter et retenir les Personnes vivant avec le VIH (PVVIH)».

Le démarrage à Ziguinchor de cette nouvelle stratégie consacre le Sénégal comme 1er pays à lancer cette plate-forme, après celle de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui a eu lieu le 07 décembre 2015, à Dakar, a indiqué le Directeur de Cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale,  Farba Lamine Sall, qui procédait au lancement officiel de cette plate-forme, aux côtés des Docteurs Safiétou Thiam, secrétaire exécutif du Cnls,  Issa Diop Touré du FHI 360 partenaire de cet ambitieux programme et de tous les acteurs des régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou.

« UN 90 -90 -90 »

Le choix de ces trois régions n’est pas fortuit. Il s’explique, selon M. Sall, du fait du poids important de l’épidémie qu’elles supportent. C’est pourquoi, souligne-t-il, celles-ci serviront de régions test pour la phase pilote de cette initiative, avant son extension dans les autres régions du pays. Il s’agit, à travers cette stratégie, de faire en sorte que 90% de personnes vivant avec le VIH puissent connaître leur statut sérologique ; que 90% de toutes les PVVIH puissent recevoir un traitement antirétroviral durable ; et enfin que 90% des personnes sous antirétroviral puissent avoir une charge virale durablement indétectable. D’où l’appellation de la stratégie sous le vocable de « UN 90 -90 -90 ».

HUBERT SAGNA (ZIGUINCHOR)

 

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