Publié le 2 May 2019 - 10:32
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE DIOURBEL

L’affaire Henri Ndiaye jugée le 21 mai   

 

Le 17 mars 2019, Henri Ndiaye succombait à ses blessures, suite à un coup de couteau que lui aurait administré, par inadvertance, Henriette Sambou. L’affaire sera jugée le 21 mai prochain.

C’est le 21 mai prochain que l’affaire Henri Ndiaye, du nom de cet enseignant tué, suite à un coup de couteau reçu d’Henriette Sambou, sera jugée. Ironie du sort, c’est le regretté qui payait la scolarité de la présumée meurtrière qui était, au moment des faits, élève en classe de terminale aux cours privés Mandela de la commune de Diourbel. Le défunt, fiancé au moment des faits et père de 2 enfants, était présenté comme une personne serviable. La présumée meurtrière a été inculpée pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Sa mère, Mélanie Diatta, est poursuivie pour vente et exploitation d’un débit de boisson sans autorisation administrative.

Toutes les deux sont, depuis le 21 mars, en détention provisoire à la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel. Elles seront défendues par Me Serigne Diongue. Les deux personnes, qui avaient été interpellées dans cette affaire et inculpées pour non-assistance à personne en danger, ont été placées sous contrôle judiciaire. Il s’agit de Philippe Diop et de Jean-Marie Ngom. Ces deux personnes seront défendues par Me Assane Dioma Ndiaye.

Pour rappel, l’affaire a eu lieu à Ngohé, chef-lieu de la commune du même nom. Il est situé à 10 k de la commune de Diourbel.

Interrogées en son temps, des sources bien informées confiaient à ‘’EnQuête’’ : ‘’Les faits se sont déroulés lorsque, revenu de la messe dominicale, Henri était passé chez la famille Diatta. Henriette était en train d’éplucher des légumes pour les besoins du déjeuner. Henri lui a demandé de se dépêcher, parce qu’il compte manger avec eux. Tout cela sur fond de moqueries. Henriette lui a répondu : Ok, mais laisse-moi finir. En se retournant avec le couteau, elle l’a blessé à la cuisse. Plus tard, Henri, qui avait la main sur sa blessure, est tombé sur le chemin des toilettes. Transporté d’urgence vers 15 h au centre hospitalier régional Heinrich Lübke de Diourbel, il finit par succomber à sa blessure, car ayant perdu beaucoup de sang.’’

Boucar Aliou Diallo (Diourbel)  

 

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