Publié le 16 Dec 2012 - 00:07
11e CONSEIL PRÉSIDENTIEL SUR L’INVESTISSEMENT

 ''Ruptures'' obligées pour un meilleur climat des affaires 

 

 

L’amélioration du climat des affaires, une urgence pour Macky Sall. C’est ce qu’a déclaré hier le chef de l’Etat, à l’ouverture du 11e Conseil présidentiel sur l’investissement, au King Fahd Palace (ex-Méridien). “La première urgence reste l’amélioration de l’environnement des affaires. Sans cette amélioration de l’environnement des affaires, la commande publique ne pourra pas être efficace. Or l’essentiel de vos activités repose sur la commande publique qui est déterminante pour les entreprises privées“, a soutenu le président de la République. Selon lui, la politique du gouvernement ‘’n’est pas de fragiliser les entreprises mais d’appuyer leur compétitivité’’. Cela sans aucune une réponse au président du Conseil national du patronat (CNP), Baïdy Agne, qui milite pour ''une préférence nationale'' dans les marchés publics.

En outre, M. Sall a abondé dans le même sens que son Premier ministre, Abdoul Mbaye. Celui-ci appelait à ''une économie solidaire'', fondée sur des ''ruptures'' dans les relations entre le public et le privé, mercredi lors de la dixième édition des assises du CNP. Pour Macky Sall donc, “les ruptures pour lesquelles nous avons été choisis vont toucher tous les secteurs. Il faut améliorer cette gouvernance, il faut que les marchés publics soient efficaces et transparents“.

 

''Lourd Handicap''

 

De l'avis du président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES), Mansour Kama, le secteur privé est demandeur d’un cadre de concertation apaisé, gage d’un climat des affaires sécurisé et sécurisant. Représentant du privé, le président du CNES a fait part des doléances de son secteur au chef de l’Etat: ''L’économie sénégalaise souffre structurellement d’un lourd handicap de productivité et de compétitivité. Dans un monde de concurrence permanente, il nous faut accepter de moderniser nos procédures et améliorer notre environnement des affaires.''

 

M. Kama a, en outre, demandé au président de la République de renforcer la protection du tissu économique, industriel et commercial. ''Préserver les entreprises, c’est aider à la création de richesses et d’emplois. Les fragiliser, c’est compromettre non seulement notre chance de développement, mais c’est surtout installer durablement et dangereusement la pauvreté'', a souligné le patron.

 

 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

Section: 
PI-SPI : Les FinTech à l’épreuve de la révolution de l’interopérabilité
REPRISE DES EXPORTATIONS DE GRAINES D’ARACHIDE : Entre indignation de la Sonacos et approbation des producteurs
CEP LICENCES DE PÊCHE : Fatou Diouf défend son bilan et plaide pour un rééquilibrage des pouvoirs
NOTE SOUVERAINE DU SÉNÉGAL : Moody’s alourdit l’alerte
SOMMET DE DAKAR SUR LE SPORT : Des officiels plaident pour l’investissement dans la jeunesse
ACCÈS À L’EAU ET COOPÉRATION EN AFRIQUE : Cheikh Tidiane Dièye appelle à passer aux actes
Prix des matériaux de construction
SENEGAL AI SCALING HUB : L’IA au cœur des priorités
PROGRAMME GRENIER MAÏS EN 2026 : Il a été déployé dans 5 régions et a permis d'emblavé près de 3200 hectares
FINANCEMENT DE L’ÉLEVAGE : Le FONSTAB veut faire de Ndiaganiao un pôle de souveraineté alimentaire
THIÈS - CNRIA 2026 : Faire de l’IA et de la cybersécurité des leviers de souveraineté numérique
CÉRÉMONIE D’OUVERTURE FILDAK 2026 : Le livre au cœur de la mémoire africaine
BUDGET 2027 : Vers un nouveau champ de bataille
REPRODUCTION DU POULPE : Le ministère lance une vaste opération à Mbour
Industrialisation verte
SENEGAL DIGITAL FACTORY : Un nouveau pas vers la souveraineté technologique
Ageroute Sénégal- Gallo Bâ prend les commandes
5E EDITION DES JOURNEES DU MEDICAMENT : Les pharmaciens plaident pour la souveraineté pharmaceutique du Sénégal
SINDIA : Thiafoura et ses environs veulent bâtir un système alimentaire territorial durable
SIAQ-DAKAR 2026 : Le Sénégal mise sur l’aquaculture pour soutenir sa souveraineté alimentaire