Publié le 23 Jun 2014 - 11:26
12E ÉDITION DE LA DAKAR FASHION WEEK - DÉFILÉ FINAL

 Une procession fashion éminemment estivale

 

Le défilé final de la 12e édition de cette Dakar Fashion Week a eu lieu ce vendredi à l’hôtel des Almadies de Dakar. Quatorze stylistes (la reine de la fête incluse) ont présenté leurs modèles sous l’étendard Adama Paris. 

 

Le défilé de cette présente édition de la semaine de la mode dakaroise, alias la DFW, s’est ouvert et clos dans la nuit du 20 juin, comme l’aurait fait une Belle de nuit. Fort de 14 collections distinctives, il a encore une fois transporté son public dans un monde onirique et glamour fait d’avalanches de soie, de montagnes de perles et de prairies d’Orgenza. Quelques habitués VIP étaient présents à cette fête de la mode comme, par exemple, le chanteur Idrissa Diop, ami d’Adama Paris, ou encore la femme du footballeur El Hadj Diouf, Valérie Bishop. L’invité surprise de la soirée était néanmoins l’ex-Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye, assis aux premiers rangs. 

Question mode, on a eu droit à une succession cohérente de modèles qui pourtant n’étaient en aucun cas similaires. Le premier défilé était celui de Misswude, avec une touche ethnique faite de confections tribales rappelant des colliers Masaïs (cuir et perles, essentiellement), portées sur des robes fourreau de couleurs unies. Question tonalités, il y avait beaucoup d’or et de couleurs solaires (sienne, magenta, jaune)… Après lui, Stylena (marque sénégalaise), s’est chargée de revisiter le boubou traditionnel à la sauce ‘’fabulous’’ : des motifs brodés énormes, des couleurs gaies… La ‘’taille basse’’ a notamment été déclinée à l’Européenne avec des formes, coupes et matières fonctionnelles, parfois avec des sortes de capes portées sur le tout… Bref, beaucoup de volumes cassés et de transparence osée dans cette collection. 

À sa suite, Otinguema a présenté des modèles fonctionnels et portables, tout en restant glamour. Satin, cuirs, jupes droites, robes à épaulettes, capuches, accents tribaux de par le tissu,  volumes structurés… Le tout dans un camaïeu de gris, de blanc et de noir. 4e à passer, Barros a su capter l’attention du public avec une collection pour homme faite de vêtement déstructurés, voire appartenant à un univers alternatif aux tendances post-apocalyptiques et ‘’gladiatoresques’’. 

Sexy et énigmatique

Rassana Couture (le fameux styliste venu de Dubaï), a su émerveiller son monde à coup de kaftans aux couleurs flashy dont les cols et les manchettes étaient rehaussés de broderies magnifiques et rappelant presque des bijoux. 6e sur la liste, Parfait Ikouba a su imposer l’élégance sophistiquée et tout en nuance qui fait si bien son style. Coupes parfaites pour des robes de princesse de couleur pastel et jupes gonflées et vaporeuses et tailles marquées. 10/10 ! 

Fanzy Couture, de la Tunisie, a - quant à lui - présenté des vêtements aux transparences sexy et énigmatiques… De l’or sous du noir ou, de manière similaire, une palette de tons pâles sous des couches de dentelles couleur de nuit et mousselines rebrodées composaient l’essentiel de ses créations.

Ejiro Amos Tafiri, jeune styliste nigériane, a présenté une collection composée de robes du soir grand luxe qu’on aurait juré faites pour les tapis rouges. Signe distinctif ? Les coiffes pharaoniques portées par ses mannequins. Coté couleur, c’était tout en ton crème, ivoire et blanc cassé. L’ambiance était quelque part très Marie-Antoinette, avec quelques pièces pantalon malgré tout, et pudique dans ce sens où les vêtements étaient très couvrants. 

Haute couture

Gis - Gis, marque fondée au Sénégal par une Italienne, a exprimé sa différence, en présentant des vêtements axés sur le détail de ses coupes épurées, voire géométriques, déclinées dans des couleurs complémentaires… Tout était également, dans l’accessoire, avec l’essentiel de ses modèles ceints d’une sorte d’obi repensé.

Versailles, quant à lui, a présenté des créatures fantasques, sexy et chatoyantes, en jouant beaucoup sur le relief des matières, broderies et transparences… Vert d’eau et bleu pâle ont semblé être ses couleurs fétiches. Les coupes étaient modernes, mais détournées de leur contexte habituel pour en faire quelque chose de plus fantastique. Les Robes, très dénudées…

Kenyas by Kentra, est passé en 11e position. Plus haute couture que le reste, il a décliné son savoir-faire en une série de pièces sorties d’une imagination glamour et surréaliste. Beaucoup de contraste entre le noir et couleur peps, présentes dans les doublures des vêtements, très mises en avant. Eric Raisina, le Malgache, a présenté une collection très plage faite de shorts, d’espadrilles et de converses mélangés à des vestes imprimées très haute couture aux motifs Tie-dye et ethniques. La collection était exclusivement masculine sauf pour un modèle pour femme, très remarqué.

Avant-dernier sur la liste, Martial Tapolo, un grand habitué de la DFW, a présenté une collection presque hollywoodienne faite de traînes interminables, de soie, de mousseline, de plumes… Bref, des robes bijoux ! Enfin, Adama Paris a quant à elle présenté une poignée de robes très longues de couleurs primaires et tout en volumes vaporeux et bustiers : moderne et sexy !

Sophiane Bengeloun

 

 

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